Les écologistes demandent l'arrêt du nucléaire en France

dimanche 13 mars 2011 20h49
 

PARIS (Reuters) - Les personnalités politiques françaises opposées au nucléaire redoublent de critiques après l'accident dans une centrale japonaise, tandis que le gouvernement exclut de remettre en cause ses choix énergétiques.

Eva Joly, possible candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle de 2012, a confirmé dimanche que cette lutte figurerait parmi les thèmes de campagne. Daniel Cohn-Bendit a demandé un référendum sur ce thème et le député Vert Noël Mamère a souhaité un abandon du nucléaire étalé sur 25-30 ans.

La ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a répondu qu'il ne fallait pas, selon elle, sortir du nucléaire.

Deuxième plus gros pays producteur d'énergie nucléaire au monde après les Etats-Unis, la France compte 58 réacteurs en activité. Cette énergie couvre près de 80% des besoins en électricité de la France.

"Aujourd'hui, on change de paradigme", a dit Eva Joly sur I>Télé, estimant que l'accident au Japon, un pays jugé très compétent dans la gestion du risque nucléaire, faisait s'effondrer le "mythe" d'un nucléaire sans risque.

"Il faut sortir du nucléaire. La France a du retard, nous sommes parmi les pays au monde qui avons le plus grand retard dans les énergies renouvelables", a-t-elle déclaré.

L'euro-député Daniel Cohn-Bendit juge pour sa part qu'"il faut que le programme d'alternative de la gauche lance un grand débat d'un ou deux ans et organiser un référendum sur la sortie du nucléaire et ses modalités".

"Ce sont les citoyens français qui doivent choisir", ajoute-t-il dans un entretien publié dimanche sur le site internet du quotidien Le Monde.

LE GOUVERNEMENT EXCLUT L'ARRÊT DU NUCLÉAIRE   Suite...

<p>Manifestation anti-nucl&eacute;aire organis&eacute;e par des associations et des partis &eacute;cologistes &agrave; Paris. Les personnalit&eacute;s politiques fran&ccedil;aises oppos&eacute;es au nucl&eacute;aire redoublent de critiques apr&egrave;s l'accident dans une centrale japonaise, tandis que le gouvernement exclut de remettre en cause ses choix &eacute;nerg&eacute;tiques. /Photo prise le 13 mars 2011/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>