La France et la Suède mettent une sourdine à leurs divergences
par Emmanuel Jarry
STOCKHOLM (Reuters) - La France et la Suède ont décidé de mettre une sourdine à leurs divergences, en particulier sur la question turque, à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Stockholm.
Le chef de l'Etat français et le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, qui vient de prendre la présidence tournante du Conseil européen, se sont par ailleurs mis d'accord sur un report de la reconduction formelle de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne.
A l'issue de deux heures d'entretien, Nicolas Sarkozy a déclaré lors d'une conférence de presse commune que la France ne ferait pas opposition à l'ouverture, sous la présidence suédoise de l'UE, de nouveaux chapitres des négociations avec Ankara.
A condition toutefois que ces chapitres ouvrent la voie à une association de la Turquie avec l'UE et non à son intégration, a précisé le président français.
"Nous nous sommes mis d'accord avec le Premier ministre suédois sur un langage, chacun respectant les convictions de l'autre, et je n'ai pas l'intention de venir ici en Suède pour développer longuement des convictions que je porte en moi", a poursuivi Nicolas Sarkozy.
"Nous essayons d'avancer positivement. Je ne voudrais pas gêner le Premier ministre, et lui, je pense, ne veut pas me gêner. Je suis pour l'association et contre l'intégration et je n'ai pas l'intention de développer plus", a-t-il ajouté.
Fredrik Reinfeldt s'est pour sa part borné à dire qu'il était "important de respecter les avis des uns et des autres".
Cette visite à Stockhom était prévue début juin mais Nicolas Sarkozy l'avait annulée après des déclarations au Figaro du chef de la diplomatie suédoise, jugées "inopportunes" par l'Elysée. Suite...

