Débrayages et manifestations dans des usines Renault
ROUEN (Reuters) - Des débrayages, des blocages et des manifestations ont été organisés jeudi matin par le personnel des usines Renault de Cléon et de Sandouville (Seine-Maritime), apprend-on de source syndicale.
Des ouvriers de Renault-Sandouville ont bloqué jeudi matin les accès du port industriel du Havre avant de gagner la ville où ils préparent une manifestation en début d'après-midi, a indiqué Alain Richeux, secrétaire de la CGT de l'usine.
L'action a pour but de protester contre le projet d'un millier de "départs volontaires" annoncé le 8 septembre lors d'un comité central d'entreprise dans le cadre d'un plan qui concerne 4.000 départs dans toute la France.
Les suppressions de poste sont consécutives à la mévente de la Laguna qui est montée à Sandouville.
De son côté, le personnel du site Renault de l'usine de Cléon a organisé trois rassemblements en matinée, devant des entreprises sous-traitantes et aux portes de l'usine. Il appelle à "refuser toutes les suppressions de postes" et, dans un tract, il exige "une augmentation générale des salaires de 300 euros net pour tous" et "un salaire minimum de 1.500 euros net".
Outre les 4.000 départs volontaires déjà programmés, Renault a confirmé un plan portant sur la suppression de 2.000 emplois supplémentaires en Europe, dont 900 en France.
Marc Parrad, édité par Yves Clarisse
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