La montée en cadence sur l'A350 sera un défi, dit Brégier

mercredi 15 juin 2016 20h01
 

PARIS, 15 juin (Reuters) - Airbus fait face à un défi de taille pour tenir ses objectifs de livraison d'A350 cette année en raison de difficultés avec ses fournisseurs, déclare le PDG de l'avionneur européen dans une interview publiée mercredi.

Airbus doit encore livrer 41 long-courriers pour atteindre son objectif d'au moins 50 sur l'ensemble de l'année, après un démarrage poussif mis sur le compte de difficultés d'approvisionnement pour certaines pièces de l'appareil.

"Cet objectif reste un défi car un certain nombre de nos partenaires industriels connaissent des difficultés", déclare le PDG de la filiale d'Airbus Group dans une interview à La Tribune.

Prié de dire si cela signifie que les difficultés avec l'équipementier Zodiac n'ont pas encore été résolues, Fabrice Brégier répond : "La situation s'améliore mais pas assez pour permettre de tenir l'ensemble de nos engagements. Des plans de progrès ont été lancés, mais tardivement".

Il s'est montré plus optimiste pour la production des A320neo, expliquant que les difficultés rencontrées avec les moteurs Pratt & Whitney étaient en voie de résolution et qu'Airbus comptait rattraper son retard au cours du deuxième semestre de cette année.

"C'est réalisable même si cela reste tendu", précise le dirigeant.

Les livraisons de l'A350 ont été retardées notamment en raison de la livraison tardive ou de problèmes de qualité sur des toilettes et des sièges, une situation que Fabrice Brégier décrit comme "difficilement acceptable" pour des avions valant 200 millions de dollars.

Zodiac a indiqué mardi que la performance opérationnelle de sa division de cabines d'avion continuait d'être affectée par les problèmes avec les toilettes de l'A350 mais que les retards dans la production de sièges étaient en voie de règlement.

Fabrice Brégier a par ailleurs indiqué qu'Airbus n'avait pas encore obtenu suffisamment de marques d'engagement de ses clients pour promettre qu'une nouvelle version allongée de l'A350 verrait le jour et que les discussions concernant une remotorisation de l'A380, dont les ventes sont timides, avaient été mises "entre parenthèses". (Tim Hepher, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Marc Angrand)