Bouygues Tel-Pas de blocage majeur, selon Richard (Orange)

vendredi 1 avril 2016 12h25
 

BORDEAUX, 1er avril (Reuters) - Les discussions sur le rachat de Bouygues Telecom par Orange ne butent pas sur des points d'achoppement particuliers, a déclaré vendredi le PDG d'Orange, Stéphane Richard, ajoutant toutefois qu'il restait encore des questions juridiques et financières à régler.

Bouygues et Orange se sont donné jusqu'à dimanche pour sauver le projet de la vente de Bouygues Telecom à l'opérateur historique français.

"Il n'y a pas de point d'achoppement en particulier, on ne peut pas dire que cette négociation bute sur tel ou tel aspect", a-t-il déclaré à Reuters, en marge d'un déplacement à Bordeaux pour la signature d'une convention sur le déploiement de la fibre optique.

"Il reste un certain nombre de faits à la fois financiers et juridiques à régler, qui portent sur le partage des risques et sur les paramètres financiers de l'opération. C'est un travail qui se poursuit. A l'heure qu'il est, on ne peut pas préjuger de l'issue finale de ces travaux, mais nous continuons à avancer", a-t-il souligné.

La valorisation de Bouygues Telecom, le niveau de la participation de Bouygues dans Orange ainsi que la représentation du groupe de BTP au sein d'un conseil élargi de l'opérateur télécom sont les principaux points qui font l'objet d'âpres négociations.

"Quand on parle de gouvernance, il y a des règles simples : s'il y a un nouvel actionnaire au sein d'Orange, il devra bien entendu avoir une présence au sein des instances de gouvernance. Je ne pense pas que ce soit le sujet qui cristallise le débat aujourd'hui", a précisé Stéphane Richard.

Interrogé sur le niveau de 12% évoqué pour la participation du groupe Bouygues dans le capital d'Orange, il a répondu : "Tout cela n'est pas encore figé."

Ce projet de rapprochement complexe implique également l'Etat, actionnaire d'Orange, ainsi que les concurrents Iliad et SFR auxquels des actifs devraient être cédés pour que l'opération obtienne le feu vert de l'Autorité de la concurrence.

Concernant ce volet des rétrocessions, Stéphane Richard a déclaré qu'il n'était pas le plus problématique mais qu'en revanche les discussions portaient sur le partage des risques dits d'exécution entre les différentes parties prenantes en cas d'échec du projet de fusion pour des raisons de concurrence. (Claude Canellas, avec Jean-Michel Bélot à Paris, édité par Jean-Baptiste Vey)