Ingenico vise E4 mds de CA en 2020 grâce aux paiements en ligne

mercredi 23 mars 2016 07h29
 

PARIS, 23 mars (Reuters) - Ingenico a annoncé mercredi viser un chiffre d'affaires de quatre milliards d'euros en 2020, notamment grâce à une croissance de 17% de son activité de paiements en ligne.

Le spécialiste des services de paiement précise dans un communiqué publié à l'occasion de sa journée investisseurs qu'il table sur une marge brute d'exploitation (Ebitda) de 22-23% en 2020, contre environ 21% visé pour 2016 et 23,1% en 2015.

Ingenico, qui a renoncé en septembre 2015 à acquérir le britannique Worldpay, désormais coté en Bourse, dit préparer des acquisitions ciblées en plus d'une croissance organique à deux chiffres.

"Dans le modèle à quatre milliards, il n'y a pas d'acquisition transformante, mais il y a une ou plusieurs acquisitions tactiques", a expliqué le PDG d'Ingenico Philippe Lazare, à des journalistes.

Ces rachats d'entreprises ciblant soit un pays, soit une technologie, soit les deux, devraient apporter environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, a-t-il ajouté.

Le groupe compte sur une croissance moyenne d'environ 15% dans les services de paiement, dont un rythme de l'ordre de 17% pour les paiements en ligne.

Dans les terminaux de paiement, Ingenico attend une progression moins soutenue, d'environ 8-9%, tirée en particulier par la Chine, a précisé Philippe Lazare.

Ingenico vise à limiter ses investissements à environ 3-4% de son chiffre d'affaires sur la période, le groupe ayant déjà acquis l'essentiel des technologies pour développer ses activités.

L'objectif de 21% de marge en 2016 sera le "point bas" de la période, a dit Philippe Lazare, expliquant que la montée en puissance des services de paiement en ligne, aux marges moins élevées que les terminaux, pèserait sur la rentabilité globale du groupe.

Ingenico, dont Safran a achevé de se désengager en 2015, a pour principaux actionnaires Bpifrance Participations (avec 5,5%), Allianz Global Investors (5,3%) et Jupiter (4,6%), son flottant représentant 84,6%. (Cyril Altmeyer, édité par Matthieu Protard)