ENCADRÉ Des jeux vidéo pour la formation et la communication

mardi 27 octobre 2009 08h00
 

PARIS, 27 octobre (Reuters) - En l'an 2505, une banque tente de s'implanter parmi les quartiers en apesanteur d'une cité orbitale promise à un bel plein essor.

Le jeu "Starbank", conçu pour BNP Paribas (BNPP.PA: Cotation), propose aux internautes de "devenir l'acteur bancaire le plus important de la galaxie", en découvrant au passage le rôle de chacun des métiers qui constituent un grand établissement financier.

Avec ses extraterrestres colorés et ses bâtiments sous cloche, ce "serious game" est né du besoin pour la banque française de familiariser ses recrues avec les différentes composantes du groupe et la logique de rentabilité.

"Ça donne une vision globale de l'entreprise, c'est plus efficace qu'un organigramme", se félicite Jean-Marc Roche, chef de projet formation chez BNP Paribas.

Comme Renault (RENA.PA: Cotation) ou Thales (TCFP.PA: Cotation), la plupart des entreprises qui ont adopté des serious games évoquent un gain en termes de budget, d'image de marque, ou d'efficacité des formations.

Développé par KTM Advance pour "quelques centaines de milliers d'euros", lancé en trois langues en mars dernier, Starbank était avant tout un outil de formation qui, en séduisant quelque 22.000 joueurs en neuf mois, est devenu de facto un objet de communication.

Déjà chef de projet sur une simulation d'entretiens d'évaluation destinée aux cadres du groupe en 2006, Jean-Marc Roche loue l'efficacité de cette nouvelle forme d'apprentissage, qu'il juge plus motivante.

"On ne va pas gagner à chaque fois, mais on saura pourquoi on perd. Quand j'ai gagné, j'ai compris", a-t-il déclaré jeudi lors d'une convention sur les serious games à Paris.

"Si la connaissance n'est pas maîtrisée, on ne progresse pas dans le jeu", a résumé de son côté Renaud Boclet, game designer chez KTM Advance.   Suite...