Les paradis fiscaux doivent honorer leurs engagements,dit Berlin
BERLIN, 16 mars (Reuters) - Le ministre allemand des Finances a salué lundi les concesssions annoncées par plusieurs pays pour assouplir leur secret bancaire mais il a estimé qu'il fallait maintenir une forte pression internationale afin que ces derniers traduisent leurs engagements en actes.
La Suisse, l'Autriche et le Luxembourg ont cédé aux pressions et annoncé vendredi qu'ils étaient disposés à partager les informations sur leurs clients étrangers au cas par cas.
Peer Steinbrück, devenu l'un des partisans les plus actifs de la lutte contre les paradis fiscaux en Europe, a cependant estimé que ces promesses n'étaient pas suffisantes.
"Les dernières déclarations de ce week-end (notamment de la Suisse et de l'Autriche) suscitent des interrogations concernant leur véritable détermination à appliquer sans restriction les normes de l'OCDE", souligne le ministre dans un communiqué, en faisant référence à l'organisation basée à Paris qui fixe les normes internationales de partage des données et édite chaque année une liste noire des pays non-coopératifs.
"C'est particulièrement le cas lorsque le partage d'information est conditionné à l'existence de soupçons justifiés d'évasion fiscale et là où le secret bancaire reste en vigueur pour l'essentiel", ajoute le communiqué.
Steinbrück fait valoir que l'accès aux informations détenues par les banques ne devrait pas dépendre de l'existence de soupçons avérés d'infractions pénales.
Il a également critiqué les "obstacles" mis en place selon lui par des pays comme la Suisse, comme l'amnistie pour les clients actuels ou la renégociation des accords de double imposition.
"La pression doit rester forte jusqu'à ce que les accords concernés soient signés et appliqués", plaide le ministre.
(version française Gwénaelle Barzic)
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