2 septembre 2011 / 08:04 / dans 6 ans

France-Journaliste espionné-Valls évoque une affaire d'Etat

PARIS, 2 septembre (Reuters) - Manuel Valls, candidat à la primaire socialiste, a estimé vendredi que l‘espionnage d‘un journaliste du Monde, en marge de l‘affaire Bettencourt, s‘apparentait à une affaire d‘Etat.

Une juge d‘instruction parisienne, Sylvie Zimmermann, a découvert que la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) avait demandé en juillet 2010 par réquisition à l‘opérateur Orange les factures détaillées de téléphone de Gérard Davet, journaliste au Monde.

Le Monde, qui a porté plainte et a donc accès au dossier d‘enquête, a révélé l‘existence de cette réquisition écrite.

Prié de dire, sur Radio Classique, si ces faits relevaient d‘une affaire d‘Etat, Manuel Valls a répondu : “Oui, dans tout autre pays, les hauts responsables de la police nationale et du renseignement intérieur auraient déjà dû démissionner. Ils ne respectent pas la loi”.

“ Aujourd‘hui même, je vais demander au président de la Commission des lois de l‘Assemblée nationale - dont il est membre - d‘auditionner le ministre de l‘Intérieur (Claude Guéant), ainsi que Bernard Squarcini, le directeur des renseignements intérieurs, et Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale”, a dit le député-maire d‘Evry (Essonne).

“Crise d‘Etat, crise de confiance, viol de la loi sont la marque d‘un pouvoir”, a-t-il ajouté.

Nadine Morano, ministre de l‘Apprentissage et de la Formation professionnelle, a répondu sur Europe 1 que “la République n‘aura jamais été aussi irréprochable”.

Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below