Budget 2010 - La Belgique taxera les banques et le nucléaire

mardi 13 octobre 2009 18h54
 

BRUXELLES, 13 octobre (Reuters) - La Belgique a dévoilé mardi un budget qui doit lui permettre de limiter son déficit à 5,7% de son PIB en 2010, passant en particulier par une taxation des secteurs nucléaire et bancaire.

Dans la zone euro, le déficit budgétaire moyen est de 6% du PIB. Sans les mesures annoncées mardi, le chiffre belge aurait été de 6,7%, a déclaré le Premier ministre Herman Van Rompuy.

Un cabinet ministériel restreint avait décidé lundi de prolonger de dix ans, jusqu'en 2025, les trois réacteurs nucléaires les plus anciens de Belgique afin d'éviter les pénuries d'énergie et de réaliser des économies budgétaires.

Les producteurs d'électricité nucléaire, principalement Electrabel, filiale belge du français GDF Suez (GSZ.PA: Cotation), verseront entre 215 et 245 millions d'euros par an à l'Etat belge entre 2010 et 2014, dit un communiqué du ministère de l'Energie.

Le montant exact dépendra de l'évolution des coûts de production et des prix du marché et il sera fixé par un nouveau comité composé de représentants du secteur, du gouvernement et de la banque centrale.

Les banques et les assureurs seront eux aussi mis à contribution.

L'Etat belge avait annoncé lundi qu'il imposerait aux banques une taxe pour assurer la garantie des dépôts et des produits d'assurance à partir de l'année prochaine.

La mesure, qui doit rapporter 220 millions d'euros en 2010, 670 millions en 2011 et dans les 540 millions les années suivantes, a été entérinée, là encore par un cabinet restreint.

Les principales banques de Belgique sont Dexia (DEXI.BR: Cotation), KBC (KBC.BR: Cotation), BNP Paribas Fortis (BNPP.PA: Cotation) et ING (ING.AS: Cotation). Fortis FOR.BR est le leader de l'assurance en Belgique.   Suite...