BOURSE-Bureau Veritas sanctionné pour son warning 2016

mardi 18 octobre 2016 10h41
 

PARIS, 18 octobre (Reuters) - Bureau Veritas est sanctionné en Bourse mardi pour son avertissement sur ses résultats 2016, reflet de la sensibilité persistante du spécialiste de la certification à la faiblesse de secteurs comme le pétrole et le gaz.

A 10h40, le groupe perd 4,79% à 17,51 euros à la Bourse de Paris, plus forte baisse de l'indice SBF 120 (+1,17%).

"Les prévisions de croissance et de marge ont été légèrement revues en baisse", commente Jefferies dans une note de recherche. "Nous pourrions assister à des abaissements d'environ 5% du consensus pour le bénéfice par action (BPA)."

Bureau Veritas, qui a également fait état d'un chiffre d'affaires en baisse organique de 1% au troisième trimestre, a annoncé qu'il tablait désormais sur une légère baisse organique de son chiffre d'affaires sur l'ensemble de l'année alors qu'il l'attendait jusqu'ici dans le bas d'une fourchette de +1% à +3%.

L'objectif de marge opérationnelle ajustée, fixé jusqu'ici entre 16,5% et 17%, a été quant à lui ramené entre 16% et 16,5%.

"La détérioration plus rapide que prévu de l'activité 'marine & offshore' et la faiblesse persistante de l'activité capex 'pétrole & gaz' conduisent maintenant le groupe à prévoir une légère décroissance organique du chiffre d'affaires 2016", a expliqué Bureau Veritas dans un communiqué. "Cette évolution affectera la marge opérationnelle ajustée."

Bureau Veritas, qui confirme malgré tout la feuille de route de son plan stratégique 2020, précise que la génération de trésorerie sera en 2016 inférieure au record de l'an dernier, mais qu'elle sera "toujours forte".

Le groupe, qui avait déjà averti fin 2015 sur son chiffre d'affaires organique à cause de la conjoncture économique, avait présenté l'an dernier un plan destiné justement à doper sa croissance et sa rentabilité à moyen et long terme dans un environnement économique instable.

Bureau Veritas entend générer une croissance de son chiffre d'affaires comprise entre 8% et 10% par an (dont 5% à 7% de croissance organique) à moyen terme, améliorer sa marge opérationnelle et dégager des cash-flows libres élevés.

En se renforçant sur les secteurs liés aux dépenses des ménages, à l'internet des objets et à la distribution, ainsi qu'aux Etats-Unis et en Chine, il compte générer 2,0 milliards d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires en 2020.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 3,36 milliards d'euros, en hausse de 1% à taux de change constants et en baisse de 0,8% en données organiques. (Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez)