October 10, 2016 / 11:07 AM / 9 months ago

LEAD 1-William Hill et Amaya discutent d'une fusion entre égaux

4 MINUTES DE LECTURE

(ajout lien Breakingviews)

par John Tilak et Alastair Sharp

LONDRES, 10 octobre (Reuters) - Le bookmaker britannique William Hill et le groupe canadien de jeux en ligne Amaya ont déclaré lundi poursuivre des discussions en vue d'une fusion entre égaux par le biais d'une opération toute en titres, confirmant ainsi une information donnée par Reuters vendredi.

L'action Amaya avait bondi à la suite des informations de Reuters, avec une suspension des transactions sur une hausse de 9,1% en Bourse de Toronto. Avant ce rally, la capitalisation d'Amaya était de 3,1 milliards de dollars canadiens (2,1 milliards d'euros).

"Une fusion éventuelle serait compatible avec les objectifs stratégiques de William Hill et d'Amaya et créerait un leader international évident dans le pari sportif, le poker et le casino en ligne", écrit William Hill dans un communiqué.

"Ces discussions sont en cours et rien ne dit avec certitude qu'un accord sera conclu", ajoute-t-il.

Amaya a suscité un intérêt manifeste de la part d'autres groupes du secteur et de fonds de capital-investissement, ont précisé deux sources au fait de la situation.

Le communiqué de William Hill et d'Amaya ne fait aucune mention de GVC Holdings, un autre intervenant du secteur basé sur l'Ile de Man et que les sources avaient également évoqué comme candidat intéressé.

GVC n'a pas réagi aux sollicitations de commentaires.

Les sources ont également dit que David Baazov, ex-directeur général d'Amaya, démissionnaire en août et qui fait l'objet d'une enquête par le régulateur boursier québécois sur un éventuel délit d'initié, a renoncé à toute offre sur le groupe canadien.

Ce dernier avait dit en février qu'il avait reçu une proposition non contraignante de Baazov, en vue de la retirer de la cote, mais il n'y a jamais eu d'offre officielle.

Amaya tire l'essentiel de ses revenus de l'Ile de Man et de Malte et il s'est étendu à la France, l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne, espérant être bientôt autorisé à opérer aux Pays-Bas et en République tchèque. Cela étant, c'est aux Etats-Unis qu'il entrevoit ses plus grandes opportunités de croissance.

William Hill avait lui rejeté cette année les avances communes de Rank Group, premier exploitant britannique de casinos et de salles de bingo, et du spécialiste du jeu en ligne 888, les obligeant à renoncer à leurs ambitions.

William Hill, leader du marché britannique avec 2.370 officines de paris, avait impulsé le mouvement de consolidation l'an dernier en tentant lui-même de mettre la main sur 888 moyennant 720 millions de livres (800 millions d'euros).

En juillet dernier, les bookmakers concurrents Ladbrokes et Gala Coral annonçaient un projet de fusion de 2,3 milliards de livres qui, s'il était autorisé, détrônerait William Hill de sa position de leader.

En Bourse de Londres, l'action William Hill gagne 2,7% vers 10h45 GMT, plus forte hausse de l'indice paneuropéen Stoxx 600 . Rank perd 0,8% et 888 gagne 2,75%, tandis que Ladbrokes progresse de 2,8%.

Voir aussi BREAKINGVIEWS-William Hill's new card partner looks like a better bet (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

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