MONDIAL-Les compacts Infiniti et Mercedes produits en Europe et en Chine

vendredi 30 septembre 2016 13h10
 

PARIS, 30 septembre (Reuters) - Renault-Nissan et Daimler ont annoncé vendredi que leurs nouveaux modèles compacts premium fabriqués en commun au Mexique seraient également produits en Europe et en Chine.

Les deux constructeurs, associés depuis 2010, construisent actuellement une usine commune à Aguascalientes, au Mexique, qui produira la prochaine génération de véhicules compacts premium pour Infiniti, la marque haut de gamme de Nissan, en 2017, et pour Mercedes-Benz en 2018.

Le site pourra produire plus de 230.000 voitures par an d'ici 2020.

Le président du directoire de Daimler a laissé la porte ouverte à une production croisée également en Europe, répondant que c'était techniquement possible.

"La flexibilité est le nerf de la guerre", a déclaré Dieter Zetsche au cours d'une conférence de presse organisée avec le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn à l'occasion des journées presse du Mondial de l'auto. "Le projet de voitures compactes nous permettra de produire (...) d'autres carrosseries ou d'autres véhicules pour d'autres marques."

"Ce n'est pas une question technique, c'est une question économique", a-t-il ajouté.

Lors de leur conférence de presse commune traditionnelle aux salons de Paris ou Francfort, les deux groupes n'ont sinon pas annoncé de nouveaux projets communs alors qu'en quelques années ils en ont scellé ensemble plus d'une dizaine.

"A partir de maintenant, le nombre de nouveaux projets pourrait prendre plus longtemps à croître", a précisé Carlos Ghosn. Il a ajouté que les deux partenaires opteraient sans doute à l'avenir pour des projets plus sophistiqués.

Renault-Nissan et Daimler multiplient depuis plusieurs années les co-développements et les productions croisées. Entre Daimler et Nissan dans les modèles compacts ou les pick-ups, entre Daimler et Renault pour le moteur de la nouvelle Smart électrique, fabriqué dans l'usine Renault de Cléon, ou dans les petits moteurs diesel. (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)