LEAD 1-Un nouvel assouplissement sans doute nécessaire-Shafik (BoE)

mercredi 28 septembre 2016 11h51
 

(Actualisé avec la réaction du sterling, contexte)

LONDRES, 28 septembre (Reuters) - Minouche Shafik, gouverneur adjoint de la Banque d'Angleterre (BoE), estime que la banque entrale devra à nouveau stimuler l'économie britannique "à un moment ou à un autre" pour amortir le choc de la décision de quitter l'Union européenne (UE).

"Je ne doute pas que le Royaume-Uni subisse un choc économique d'ampleur à la suite du référendum", dit-elle, dans un discours qu'elle devait prononcer mercredi.

La BoE, qui a ramené son taux d'intervention à un plus bas record de 0,25% et annoncé toute une série de mesures de relance en août, a laissé entendre qu'un nouvel assouplissement monétaire aurait sans doute lieu cette année même s'il semble que, pour le moment, l'économie britannique ne souffre pas autant du Brexit que la banque centrale ne le pensait.

La baisse du sterling qui a suivi l'issue du référendum du 23 juin a aidé une économie suffisamment souple pour s'y adapter mais le processus d'ajustement sera douloureux, avertit Shafik.

"C'est là que la politique monétaire peut entrer en jeu et il me semble vraisemblable qu'un nouvel assouplissement monétaire s'imposera à un moment ou à un autre pour faire en sorte qu'un ralentissement de l'activité économique ne se transforme pas en quelque chose de plus funeste", dit-elle.

Ces propos ont provoqué un recul du sterling, revenu en deçà de 1,30 dollar, à 1,2986, soit un recul de 0,3%. Le sterling était aussi en recul de 0,3% contre l'euro, à 86,365 pence.

"Le calendrier probable d'un tel assouplissement dépendra de l'évolution continue des statistiques dans les semaines et mois à venir", poursuit Shafik, qui démissionnera l'an prochain du comité de politique monétaire de la BoE.

"Pour l'instant, l'amélioration bienvenue des indicateurs avancés laisse penser que le ralentissement n'est peut-être pas aussi prononcé ou brutal que nous aurions pu le craindre", dit-elle encore, ajoutant qu'en matière monétaire elle préfère agir par anticipation "plutôt qu'être prise de court et agir trop tard et de manière insuffisante".   Suite...