Une sénatrice brésilienne et son mari jugés pour corruption

mercredi 28 septembre 2016 02h16
 

SAO PAULO, 28 septembre (Reuters) - La sénatrice brésilienne Gleisi Hoffmann et son mari Paulo Bernardo, qui ont tous deux servi dans le gouvernement de l'ancienne présidente Dilma Rousseff, seront jugés par la Cour suprême pour corruption et blanchiment d'argent dans le cadre du scandale lié au groupe pétrolier public Petrobras, a annoncé mardi le tribunal.

Le couple est accusé d'avoir perçu 1 million de reais (275.000 euros) de pots-de-vin afin de financer illégalement la campagne électorale de Gleisi Hoffmann pour accéder au Sénat en 2010.

En tant qu'élue, Hoffmann ne peut être jugée que par la Cour suprême. Les cinq juges de la plus haute instance judiciaire du pays ont validé à l'unanimité les charges retenues contre elle et son époux.

La sénatrice est la troisième responsable politique renvoyée devant la justice dans le cadre du scandale de corruption tentaculaire lié à Petrobras, qui a éclaté il y a deux ans et contribué à la chute de Dilma Rousseff, destituée le mois dernier.

Gleisi Hoffmann était la chef de cabinet de l'ex-chef de l'Etat et Paulo Bernardo était son ministre de la Communication.

Selon l'accusation, Paulo Bernardo a sollicité le financement illégal de la campagne de son épouse auprès de l'ancien directeur des ressources de Petrobras Paulo Roberto Costa lorsqu'il était ministre du Plan sous le gouvernement de Luiz Inacio Lula da Silva, le prédécesseur de Rousseff à la présidence.

Les avocats du couple ont déclaré que ce don présumé n'avait jamais existé et mis en doute les accusations "extrêmement fragiles" à l'encontre de Paulo Bernardo, estimant qu'il n'avait aucune influence sur Paulo Roberto Costa. (Eduardo Simões; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)