September 26, 2016 / 4:36 PM / 10 months ago

LEAD 1-Alstom-Le sort de Belfort reste suspendu au plan Sirugue

3 MINUTES DE LECTURE

(Avec déclaration d'une porte-parole d'Alstom)

PARIS, 26 septembre (Reuters) - Le projet de fermeture partielle du site Alstom de Belfort est gelé dans l'attente du plan de sauvetage promis par le gouvernement, ont déclaré lundi des responsables syndicaux à l'issue d'un comité central d'entreprise extraordinaire.

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, doit présenter dans les prochains jours aux représentants syndicaux du groupe des solutions pour éviter le transfert en Alsace de la production, souhaité par la direction.

Cette présentation doit avoir lieu vendredi ou le 4 octobre, ont déclaré deux responsables de la CFE-CGC d'Alstom.

La date du 4 octobre correspond cependant à un comité d'entreprise de groupe au niveau européen.

Le PDG, Henri Poupart-Lafarge, "nous a dit qu'il gèle le plan et qu'il ne se prononcera qu'après les déclarations de Christophe Sirugue, après étude de l'impact sur le plan de charge", a déclaré à Reuters André Fages, délégué syndical CFE-CGC.

Une porte-parole d'Alstom a cependant déclaré à Reuters que cela ne constituait pas une nouveauté.

"Nous avions annoncé qu'aucune décision ne serait prise avant les conclusions des discussions avec le gouvernement sur l'avenir du site", a-t-elle dit. "Nous sommes toujours dans cette phase de dicussion."

Selon des sources syndicales, Christophe Sirugue présentera aux représentants syndicaux du groupe "un projet global" portant sur l'ensemble de ses sites et préservant l'activité de Belfort.

Le sort du site de Belfort, spécialisé dans la production de locomotives et où 400 emplois sont en jeu, s'est invité dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, le président François Hollande se fixant l'objectif de le sauver.

Alstom s'est recentré sur ses activités transport ferroviaire depuis la cession de sa branche énergie à General Electric, qui a conservé des activités à Belfort.

Christophe Sirugue a également reçu il y a une semaine des dirigeants de GE - un rendez-vous pris après la démission de l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron - pour faire le point sur les 1.000 créations nettes d'emplois en trois ans promises par ce groupe dans le cadre de cette opération.

Ce plan prévoit notamment la création d'un "centre d'excellence de services partagés", qui emploiera d'ici 2018 200 personnes réparties entre Paris et Belfort, dont la majorité dans cette dernière ville.

Mais une source proche du dossier précise que si des salariés du site d'Alstom rejoignent GE à cette occasion, ce sera "à la marge".

Le gouvernement mise notamment sur la fourniture par Alstom de rames de TGV à la SNCF pour la liaison Paris-Turin-Milan et sur plusieurs appels d'offres en cours. (Emmanuel Jarry et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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