France-L'Etat a le devoir de sauver Alstom, dit Laurent Berger

dimanche 25 septembre 2016 16h40
 

PARIS, 25 septembre (Reuters) - L'Etat, actionnaire d'Alstom à hauteur de 20%, a "le devoir de sauver" le groupe ferroviaire et son site historique de Belfort, menacé de quasi-fermeture, a déclaré dimanche Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

Le dirigeant syndical syndical s'exprimait à la veille d'une semaine clé pour les salariés d'Alstom, qui attendent des explications de leur PDG en comité d'entreprise et des annonces du gouvernement.

La direction a annoncé son intention d'arrêter d'ici deux ans la production de trains à Belfort pour la transférer à Reichshoffen, en Alsace. Au total, 400 emplois sur 480 sont menacés et seule l'activité de maintenance serait maintenue.

"Il y a une responsabilité de l'Etat pour sauver le site d'Alstom et il faut qu'il s'y engage", a déclaré Laurent Berger invité de "Questions politiques" sur France info, France Inter et Le Monde.

Laurent Berger a dit craindre "un effet cascade" sur l'ensemble de la filière ferroviaire, pourtant "filière d'avenir" dans le cadre de la "transition écologique".

"Après 2022, il y aura de la production avec le TGV du futur. Entre temps il faut des commandes, notamment via la RATP, la SNCF" pour le site de Belfort, a-t-il dit.

Sinon, "on se retrouvera dans 5 ans et on dira : 'Mince on ne peut plus construire parce qu'on a mis en l'air l'outil industriel'", a-t-il ajouté.

Un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire sera consacré lundi à l'usine de Belfort, berceau historique du constructeur ferroviaire.

Le PDG Henri Poupart-Lafarge devrait "exposer la stratégie d'Alstom" devant les représentants du personnel qui espèrent des solutions pérennes.   Suite...