A Wall Street, le duel Clinton-Trump passe enfin au premier plan

dimanche 25 septembre 2016 15h44
 

par Noel Randewich

SAN FRANCISCO, 25 septembre (Reuters) - Qui sera le prochain président des Etats-Unis ? La question pourrait enfin devenir un facteur important de l'évolution de Wall Street à partir de lundi, jour du premier débat télévisé entre les deux candidats, Hillary Clinton côté démocrate et Donald Trump pour le camp républicain.

La campagne pour la succession de Barack Obama a jusqu'à présent eu un effet négligeable sur les marchés financiers mais cela pourrait changer, d'autant que les sondages se font plus incertains, l'avance d'Hillary Clinton sur son adversaire ayant en grande partie fondu.

A un peu plus de six semaines du scrutin, certains investisseurs s'attendent donc à une période d'incertitudes, source de volatilité, notamment dans certains secteurs exposés à l'impact des politiques publiques comme l'assurance santé, la pharmacie ou l'industrie.

Beaucoup, à Wall Street, s'inquiètent aussi du manque de précision sur ce que serait réellement une présidence Trump, l'homme d'affaires n'ayant pas hésité à dévoiler des propositions souvent contradictoires et en rupture avec la ligne du "Grand Old Party", à commencer par ses positions protectionnistes en matière de commerce international.

Certains investisseurs estiment que les actions américaines devraient néanmoins continuer de progresser au cours de la semaine à venir, grâce à la poursuite de l'élan donné mercredi par le choix de la Réserve fédérale de ne pas relever les taux d'intérêt.

L'indice phare Standard & Poor's a progressé de 1,19% sur la semaine écoulée, revenant à 1,3% seulement de son record historique du 15 août, et il affiche un gain de près de 6% depuis le début de l'année.

"On se dirige probablement vers une semaine modestement positive et vers les plus hauts du S&P 500, à moins que le débat ne soit un réel succès pour Trump", estime Phil Blancato, directeur général de Ladenburg Thalmann Asset Management. "Le marché semble privilégier le 'connu' de Clinton sur l''inconnu' de Trump."

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