L'Algérie envisage de permettre la privatisation des banques

dimanche 25 septembre 2016 14h53
 

par Hamid Ould Ahmed

ALGER, 25 septembre (Reuters) - Le gouvernement algérien envisage de permettre aux principales banques publiques du pays de s'introduire en Bourse afin de développer leurs activités de marchés et de diversifier leurs sources de financement pour compenser l'impact de la chute des recettes pétrolières, a-t-on appris d'une source haut placée au sein de l'administration.

Le projet donnerait à des investisseurs étrangers la possibilité de devenir majoritaires au capital de certaines banques algériennes, ce qui leur est pour l'instant impossible, a précisé cette source à Reuters.

Les six banques publiques algériennes représentent la majeure partie du secteur tandis que les banques françaises, comme Société générale et BNP Paribas, figurent parmi les institutions étrangères les mieux placées dans le pays.

L'économie algérienne, très centralisée et dans laquelle l'Etat joue encore un rôle de tout premier plan, reste dépendante du secteur de l'énergie, qui assure à lui seul 60% des recettes budgétaires. Mais la chute du prix du pétrole depuis 2014 a conduit les autorités à rechercher de nouvelles sources de financement.

"L'ère du baril à 100 dollars est révolue. Nous n'avons pas d'autre choix que de changer de politique", a dit la source, qui a requis l'anonymat. "Les réformes se feront lentement mais on ne repartira pas en arrière."

Avec plus de 130 milliards de dollars (116 milliards d'euros) de réserves de change et une dette extérieure faible (moins de 3% du PIB en 2014 selon les données de la Banque mondiale), l'Algérie est en meilleure santé financière que qu'autres producteurs d'hydrocarbures.

Le gouvernement a néanmoins dû augmenter la pression fiscale et les prix des carburants, largement subventionnés, un début de remise en cause du système de soutien public à l'économie et à la consommation qui a longtemps contribué à apaiser les tensions sociales.

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