September 7, 2016 / 10:37 AM / 10 months ago

France-Deux candidats à la reprise des chantiers navals STX

3 MINUTES DE LECTURE

NANTES, 7 septembre (Reuters) - Deux candidats se sont manifestés pour la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), alors que leur maison-mère coréenne STX doit présenter vendredi un important plan de restructuration à la justice sud-coréenne, a-t-on appris mercredi au ministère de l'Economie et des Finances.

Bercy confirme des informations du quotidien Ouest-France, selon lequel "le gouvernement mène depuis plusieurs semaines des discussions approfondies avec "un consortium d'acheteurs intéressés, dont un industriel du secteur".

Un "second candidat crédible" s'est lui aussi manifesté, "mais plus tardivement", précise Ouest-France.

La perspective d'une revente de STX France inquiète les syndicats de l'entreprise, comme Force ouvrière, qui a écrit au Premier ministre Manuel Valls pour "solliciter une audience dans les meilleurs délais" à ce sujet, et obtenir une "intervention urgente" de l'État français, actionnaire minoritaire de STX France à hauteur de 33 %.

Bruno Retailleau, président (LR) du conseil régional des Pays de la Loire, a lui écrit vendredi au ministre de l'Economie Manuel Sapin pour lui rappeler que sa collectivité était prête à prendre une "participation au tour de table financier" en cas de reprise, même si elle "privilégie une solution de reprise industrielle".

Carnet De Commandes Plein

Cette revente des ex-chantiers de l'Atlantique, annoncée à plusieurs reprises ces deux dernières années mais jamais concrétisée jusqu'alors, survient alors que leur carnet de commandes est plein.

STX France a ainsi mis à l'eau vendredi le MSC Meraviglia, le "navire-amiral" de leur client historique MSC. Le paquebot est le premier d'une série de quatre, commandés en 2014 par le croisiériste suisse, auxquels se sont ajoutés en avril dernier quatre autres navires, encore plus gros.

Son concurrent américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) avait commandé pour sa part en mai trois autres paquebots aux ex-chantiers de l'Atlantique, assurant ainsi du travail pour leurs 6.000 salariés et sous-traitants pour les dix prochaines années.

L'armateur suisse s'était dit vendredi "tout à fait serein" sur le devenir des ex-chantiers de l'Atlantique, dans la perspective de la restructuration de leur maison-mère.

"On sait que les savoir-faire sont ici, et nos relations avec le gouvernement français - qui a une minorité de blocage - sont excellentes", a dit à Reuters Patrick Pourbaix. "Ce n'est en tous cas pas de nature à remettre en cause nos plans." (Guillaume Frouin, avec Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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