France-COE-Rexecode prévoit un tassement de la croissance en 2017

lundi 26 septembre 2016 20h02
 

PARIS, 26 septembre (Reuters) - L'institut économique COE-Rexecode anticipe que la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France ralentira à 1,1% en 2017 après s'être établie à 1,3% cette année et s'attend à une baisse temporaire du chômage cette année sous l'effet des mesures en faveur de l'emploi.

Les prévisions de croissance de COE-Rexecode, rendues publiques lundi, sont inférieures à celles du gouvernement. Pour établir le projet de loi de finances 2017, qui sera présenté mercredi, Bercy s'est fondé sur un scénario macroéconomique prévoyant toujours une croissance de 1,5% en 2016 comme en 2017 et un déficit public à 2,7% du PIB en 2017 après 3,3% en 2016.

De son côté, l'institut économique table sur un déficit public à 3,3% du PIB en 2016 comme en 2017, "parce qu'avec 1,1% de croissance rien ne se détériore vraiment mais rien ne s'améliore" en termes de soldes comptables, a souligné Michel Didier, président de COE-Rexecode.

L'effet combiné de prévisions gouvernementales plus optimistes et des incertitudes sur la compensation des dépenses annoncées depuis le début de l'année explique la divergence de vues sur l'évolution du solde budgétaire, a précisé Denis Ferrand, directeur général de l'institut économique.

Malgré ce contexte de croissance relativement modeste, l'institut économique s'attend à un repli du chômage, sous l'effet du "plan d'urgence pour l'emploi" annoncé en début d'année. Selon COE-Rexecode, le taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) devrait atteindre 9,6% en moyenne annuelle cette année et 9,4% en 2017, contre 10,1% en 2015.

FREINS PERSISTANTS

Le tassement de la croissance anticipé par COE-Rexecode pour l'an prochain s'explique par le fait que la France n'est pas parvenue à profiter d'un contexte exceptionnellement favorable pour déclencher une reprise économique durable.

Et les différents facteurs porteurs qui ont alimenté la croissance jusqu'au début 2016 - baisse des prix du pétrole, dépréciation de l'euro et taux bas - se sont désormais dissipés.   Suite...