1 août 2016 / 12:43 / il y a un an

AVANT-PAPIER-La Banque d'Angleterre s'apprête à baisser ses taux

* La BoE réagit aux effets du vote en faveur du Brexit

* La première baisse de taux depuis 2009 se profile

* Des mesures de soutien à la croissance attendues

par David Milliken

LONDRES, 1er août (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) devrait annoncer jeudi qu'elle baisse ses taux d'intérêt pour la première fois depuis 2009 pour tenter d'atténuer les effets néfastes sur l'économie britannique du référendum du 23 juin.

La victoire des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a provoqué un ralentissement marqué que la banque centrale n'a rien fait pour atténuer lorsqu'elle a surpris les marchés en décidant le mois dernier de laisser ses taux inchangés.

La BoE avait laissé entendre alors qu'elle préparait un ensemble de mesures de stimulation sur lesquelles elle pourrait lever le voile à l'issue de la réunion de politique monétaire qui se tiendra jeudi.

Les indicateurs peu rassurants se multiplient depuis le vote en faveur du Brexit avec notamment l'annonce, lundi, d'une forte contraction de l'activité du secteur manufacturier en juillet.

Si le principe d'une baisse des taux semble acquis, les décideurs monétaires sont divisés sur l'ampleur à donner aux mesures de soutien à la croissance, tous ne partageant pas la position de l'économiste en chef de la BoE, Andrew Haldane, en faveur d'une action "rapide et musclée".

La quasi-totalité des économistes interrogés par Reuters s'attendent à ce que la banque centrale ramène son taux d'intervention de 0,5% à 0,25% le 4 août et certains tablent même sur un taux zéro.

DAVANTAGE D'INFLATION, MOINS DE CROISSANCE

Le consensus donne un taux d'intervention à 0,25% au moins jusqu'à la fin 2018, alors qu'une enquête menée avant le référendum le voyait à 1,5% dans le même laps de temps.

Une nette majorité des économistes table aussi sur une relance du programme d'assouplissement quantitatif (QE), probablement dès jeudi. La médiane des prévisions donne un montant de 80 milliards de livres supplémentaires à ce programme qui représente 375 milliards déjà dépensés.

La BoE dévoilera par ailleurs jeudi ses dernières prévisions en matière d'inflation et de croissance.

La hausse des prix est désormais jugée susceptible de dépasser l'objectif de 2% de la banque centrale dès l'an prochain, sous l'effet notamment de la baisse du sterling, qui alourdit la facture des importations.

La croissance devrait pour sa part être revue à la baisse, la question étant de savoir si la BoE prédira un simple ralentissement ou bien une récession.

La prévision de croissance médiane des économistes interrogés par Reuters pour 2017 est tombée à 0,6% seulement, moins d'un tiers du chiffre de 2,1% attendu avant le référendum du 23 juin. Le produit intérieur brut (PIB) britannique devrait stagner sur le trimestre en cours et se contracter de 0,1% sur le prochain, toujours selon l'enquête Reuters.

Patrick Vignal pour le service français

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