July 4, 2016 / 10:02 AM / a year ago

GB/Indicateurs-Ventes au détail -0,9% en juin

9 MINUTES DE LECTURE

LONDRES, 21 juillet (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* Plus Forte Baisse Des Ventes Au détail en Six Mois

21 juillet - Les ventes au détail ont subi en juin leur recul le plus prononcé en six mois, une météo défavorable ayant affecté les ventes d'articles de confection étant cité comme un facteur plus probable que le vote, le 23 juin, en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE) pour expliquer ce résultat.

Ces ventes ont baissé de 0,9% en volume le mois dernier, après une hausse équivalente en mai, a annoncé l'Office national de la statistique (ONS) jeudi. Les économistes anticipaient un recul de 0,6%.

Par rapport à juin 2015, les ventes au détail ont augmenté de 4,3% après +5,7% en mai et +5,0% attendus.

Sur l'ensemble du deuxième trimestre, les ventes ont progressé de 4,9% en volume, par rapport aux trois mois comparables de 2015, après un gain de 4,1% au premier trimestre.

Tableau:

* BAISSE PLUS IMPORTANTE QUE PRÉVU DES EMPRUNTS PUBLICS EN JUIN

21 juillet - Les emprunts publics ont représenté 7,8 milliards de livres en juin contre 10,0 milliards un an auparavant et 9,2 milliards projetés par les économistes, a annoncé l'Office national de la statistique (ONS) jeudi.

Sur l'ensemble du deuxième trimestre, ces emprunts étaient inférieurs de 8,3% à ce qu'ils étaient sur la période comparable de 2015.

Le déficit budgétaire de la Grande-Bretagne était de l'ordre de 4% du PIB sur 12 mois à fin mars contre plus de 10% en 2010. Il reste l'un des plus élevés parmi les grandes puissances économiques.

Tableau:

* LE TAUX DE CHÔMAGE RECULE À 4,9%, AU PLUS BAS DEPUIS 2005

20 juillet - Le taux de chômage est tombé à son plus bas niveau depuis 2005 au Royaume-Uni sur les trois mois de mars à mai, dénotant un marché du travail robuste à l'approche du vote des Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne.

L'ONS, l'office fédéral de la statistique, a fait état mercredi d'un taux de chômage de 4,9% sur ces trois mois, en baisse de 0,1 point par rapport à avril et à son plus bas depuis la période août-octobre 2005. Les économistes attendaient en moyenne un taux inchangé à 5,0%.

Sur le mois de juin, le nombre de demandeurs d'emploi a toutefois augmenté de 400 après déjà un bond de 12.200 en mai, chiffre révisé en forte hausse. Juin marque ainsi un quatrième mois consécutif de hausse du nombre de chômeurs inscrits, ce qui ne s'était plus produit depuis septembre 2011.

Les rémunérations des salariés, primes comprises, ont augmenté de 2,3% annuellement sur les trois mois à mai, leur plus forte hausse depuis octobre 2015, reflétant en partie l'instauration en avril d'un nouveau salaire horaire minimum de 7,20 livres pour les travailleurs de 25 ans et plus, soit une augmentation de 50 pence par rapport au salaire minimum actuel.

Tableau

* INFLATION ANNUELLE SUPÉRIEURE AU CONSENSUS EN JUIN, À 0,5%

19 juillet - L'inflation a dépassé les attentes en juin, portée par le secteur du transport aérien qui a largement profité de l'Euro 2016 en France.

Les coûts des billets d'avion ont augmenté d'un record de 10,9% de mai à juin, selon l'Office national de la statistique.

Les prix de détail ont augmenté de 0,5% en juin, par rapport à juin 2015, a annoncé l'Office national de la statistique (ONS) mardi. Les économistes anticipaient une inflation annuelle de 0,4%. Il faut remonter à novembre 2014 pour afoir une inflation supérieure à 0,5%.

La quasi totalité des données a été rassemblée avant que les Britanniques ne décident de quitter l'Union européenne (UE) le 23 juin, événément qui laisse penser que l'inflation augmentera sensiblement en Grande-Bretagne en raison d'un renchérissement des biens importés.

Des économistes de banques basées à Londres voient l'inflation culminer à 5% l'an prochain.

L'inflation britannique est largement inférieure à l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre depuis deux ans et demi. Elle était nulle en 2015, du jhamais vu depuis que la statistique est compilée, soit 1950.

Hors énergie, alimentation, alcools et tabacs, l'inflation ressort à 1,4% en juin, alors que les économistes prédisaient 1,3%.

Tableau:

* déficit Commercial Moins Important Que prévu en Mai

8 juillet - Le déficit marchand a été bien plus faible que prévu en mai et celui du mois précédent a été sensiblement revu en baisse, suivant les données publiées vendredi par l'Office national de la statistique (ONS).

Le déficit a été de 9,879 milliards de livres en mai, au lieu des 10,65 milliards attendus par les économistes, contre 9,414 milliards en avril, soit 1,1 milliard de moins que la première estimation pour ce mois-là.

Le déficit global des biens et des services est ressorti à 2,263 milliards de livres en mai contre 1,95 milliards en avril, un montant qui a été lui aussi nettement révisé à la baisse.

L'économie britannique a connu une croissance trimestrielle de 0,4% au premier trimestre contre 0,7% au dernier trimestre 2015, le déficit commercial ayant encore plus pesé pour expliquer ce ralentissement.

Le déficit des paiements courants a atteint le record de 7,2% du PIB fin 2015, un risque pour la stabilité financière du pays, aux yeux de la Banque d'Angleterre, après le vote favorable du Brexit du 23 juin dernier. Mais ce déficit s'explique plus par la médiocre performance des investissements à l'étranger que par le déficit commercial.

L'ONS a également annoncé jeudi une hausse de 0,5% de la productivité horaire au premier trimestre, le rythme le plus soutenu depuis le deuxième trimestre 2015.

La croissance annuelle du coût unitaire du travail a été elle de 1,9% après 1,5% fin 2015.

Tableau:

* LA CROISSANCE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE À UN PIC DE 6 ANS SUR MARS-MAI

7 juillet - La production industrielle a crû à son rythme le plus soutenu depuis six ans sur la période mars-mai, et a sans doute, ainsi, contribué à la croissance avant le référendum du 23 juin qui a donné les partisans d'un Brexit vainqueurs.

La production industrielle a augmenté de 1,9% sur les trois mois à fin mai, par rapport aux trois mois antérieurs, une hausse sans précédent depuis mai 2010, a annoncé jeudi l'Office national de la statistique (ONS).

Sur le seul mois de mai, la production a diminué de 0,5%, soit moins que la baisse de 1,0% anticipée par les économistes interrogés par Reuters.

Pour que la production industrielle ait grevé la croissance au deuxième trimestre, il faudrait qu'elle ait chuté de 6,0% au moins en juin, ce qui ne s'est plus produit depuis 1979, rappelle l'ONS.

Cette production a baissé de 0,2% au premier trimestre, une recul un peu plus faible que ne laissaient penser les plus récentes données sur la croissance, donnant pour cette dernière un taux de 0,4% après 0,7% au dernier trimestre de 2015.

Le secteur manufacturier britannique a connu le mois dernier sa croissance la plus vigoureuse depuis janvier avant la victoire des partisans d'une sortie de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin, comme le montrait l'indice PMI Markit/CIPS auprès des directeurs d'achats.

Tableau:

* INDICE PMI DE LA CONSTRUCTION AU PLUS BAS DEPUIS JUIN 2009

4 juillet - Le secteur de la construction a subi en juin sa plus forte contraction depuis sept ans, victime de la montée des inquiétudes autour du référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne, selon une enquête menée surtout avant le vote du 23 juin en faveur d'une sortie.

Selon une enquête Markit auprès des directeurs d'achat du secteur, l'indice PMI de la construction est revenu à 46,0, son plus bas niveau depuis juin 2009, contre 51,2 en mai, ce qui pourrait annoncer des résultats encore plus mauvais à venir.

C'est la première fois depuis avril 2013 que l'indice passe sous le seuil de 50 points qui sépare croissance et contraction.

"L'ampleur et la sévérité du retournement à la baisse face à l'incertitude politique et économique est un avertissement clair pour les perspectives économiques plus larges", dit Tim Moore, économiste chez Markit.

"Ces derniers chiffres renforcent la probabilité que la Banque d'Angleterre injecte de nouvelles mesures de soutien à la croissance cet été pour tenter d'atténuer l'impact à court terme de l'incertitude liée au Brexit sur l'économie réelle."

Le livre sterling a brièvement perdu du terrain à la suite de ces données jugées alarmantes mais se traite à 1,3285 dollar, en hausse de 0,2%, vers 09h50 GMT, après avoir plongé à un plus bas de 31 ans la semaine dernière, à 1,3122 dollar. (Service économique)

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