29 juin 2016 / 13:32 / dans un an

Zone euro-Rendements au plus bas, espoir d'une action de la BCE

par Yumna Mohamed et Dhara Ranasinghe

LONDRES, 29 juin (Reuters) - Les coûts d‘emprunt dans la zone euro ont baissé mercredi, les rendements des obligations souveraines françaises, irlandaises et néerlandaises à 10 ans ayant touché des plus bas record dans l‘espoir de nouvelles mesures de soutien à la croissance de la Banque centrale européenne pour limiter l‘impact du “Brexit”.

Avec des rendements de la dette de l‘Allemagne - émetteur de référence de la zone euro - déjà en territoire négatif sur les titres dont les échéances vont jusqu‘à 10 ans, les investisseurs se reportent massivement sur d‘autres obligations de la zone euro dans leur quête de rendements.

Ainsi, les rendements des obligations à 10 ans sont tombés à des plus bas record de 0,21% en France, de 0,61% en Irlande et de 0,09% aux Pays-Bas.

“Sachant que les rendements à dix ans allemands sont négatifs, il faut bien que les investisseurs trouvent du rendement ailleurs”, dit l‘analyste de Nordea, Jan von Gerich.

Le rendement du Bund à 10 ans allemand est à -0,12% . Plusieurs banques s‘attendent à ce qu‘il s‘enfonce en territoire négatif à la suite du vote jeudi dernier en faveur d‘une sortie du Royaume-Uni de l‘Union européenne qui devrait affecter la croissance et l‘inflation et alimente les anticipations de nouvelles mesures de relance de la BCE.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a déclaré mardi lors du conseil de l‘UE que la sortie du Royaume-Uni pourrait avoir un impact négatif cumulé de 0,3 à 0,5% sur trois ans sur la croissance en zone euro par rapport aux précédentes estimations.

Les investisseurs attendent désormais une baisse des taux directeurs au Royaume-Uni et en zone euro d‘ici la fin de 2016.

Toutefois, l‘incertitude sur l‘avenir et la prudence des investisseurs freinent le mouvement de hausse des cours des obligations européennes et donc de baisse de leurs rendements.

Le rendement de la dette espagnole à 10 ans est remonté à 1,31% après avoir touché un plus bas de plus d‘un an, à 1,23% , et celui de la dette italienne se stabilise à 1,33% après avoir touché ses plus bas de près de trois mois, juste au-dessus de 1,25%, en début de journée.

“Les incertitudes sont toujours là et il serait logique d‘assister à des prises de profits à un moment ou un autre”, dit Cyril Regnat, responsable de la stratégie de taux chez Natixis.

Il ajoute que le marché obligataire devrait rester volatil dans les semaines à venir, le temps que les investisseurs digèrent la nouvelle du “Brexit” et ses implications. (Juliette Rouillon pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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