Interpellé au Sénat, Bolloré défend la "diète" chez Canal+

mercredi 22 juin 2016 16h49
 

par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain

PARIS, 22 juin (Reuters) - Pris à partie par les sénateurs sur l'avenir de Canal+, numéro un de la télévision payante dans la tourmente, son propriétaire Vincent Bolloré a défendu mercredi le traitement de choc imposé depuis un an à la chaîne cryptée, assurant qu'il commençait à porter ses fruits.

Face à l'érosion du parc d'abonnés et à l'accélération des pertes financières, le président du conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de Canal+, a remanié en quasi-totalité l'état-major de Canal+, imposé une cure d'austérité à tous les étages et engagé une refonte des offres tarifaires.

Les mauvaises audiences d'émissions phares comme "Le Grand Journal", les départs en série d'animateurs et de dirigeants clés et le veto de l'Autorité de la concurrence à un partenariat présenté comme vital avec beIN Sports ont toutefois jeté le doute sur la stratégie du milliardaire breton, principal actionnaire de Vivendi avec plus de 15% du capital.

"Je pense qu'en réalité Canal est redressé. Les résultats seront assez visibles assez rapidement", a expliqué Vincent Bolloré lors de sa première audition devant la commission de la Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat.

Il a notamment évoqué une hausse importante des recrutements d'abonnés en juin à la faveur du succès d'une offre couplée avec les chaînes qataries de beIN Sports.

CHAMPION NATIONAL

Le directeur général de Canal+ Maxime Saada a toutefois prévenu lors de la même audition que Canal+ pourrait descendre sous la barre des 4 millions d'abonnés à la fin de l'année.   Suite...