France-Echanges de piques au procès civil de Jérôme Kerviel

mercredi 15 juin 2016 19h12
 

* 4,9 milliards d'euros en jeu à Versailles

* La responsabilité de la Société générale en question

* Une bataille de procédures entre avocats

VERSAILLES, Yvelines, 15 juin (Reuters) - Le procès civil de Jérôme Kerviel s'est ouvert mercredi à la cour d'appel de Versailles sur une nouvelle bataille procédurale, qui a parfois tourné à l'échange de piques entre les avocats de l'ex-trader et ceux de la Société générale.

Les deux parties ont attendu l'après-midi pour entrer dans le vif du sujet, à savoir les responsabilités éventuelles des uns et des autres dans la perte de 4,9 milliards d'euros subie par la banque en 2008.

Auparavant, David Koubbi, qui mène la défense de Jérôme Kerviel, a demandé à entendre comme témoins trois des quatre avocats assis face à lui, un statut qui les aurait contraints de quitter la salle en attendant d'être appelés à la barre.

L'avocat de la Société générale Jean Veil a répliqué en accusant son confrère de pratiquer l'intimidation et menacé de déposer une plainte contre lui. Avant d'invoquer le secret professionnel pour rejeter cette demande.

Dans les échanges parfois vifs qui ont suivi, on a entendu un autre avocat de la Société générale, Jean Reinhart, demander à David Koubbi de se taire et promettre à son tour d'engager des poursuites.

Le président Patrick Wyon a finalement pris acte du refus des trois avocats de la banque et les débats ont ensuite porté sur l'opportunité d'écouter l'intégralité de l'enregistrement clandestin d'une ancienne magistrate du parquet de Paris, dans lequel celle-ci met en cause sa hiérarchie et la banque.   Suite...