June 15, 2016 / 8:33 PM / a year ago

LEAD 2-Wall Street accuse sa cinquième baisse d'affilée après la Fed

5 MINUTES DE LECTURE

* Le Dow a perdu 0,2%, le S&P-500 et le Nasdaq 0,18%

* Malgré le statu quo sur les taux, la Fed a ravivé l'inquiétude

* Le risque d'un Brexit pèse toujours

* Rebond très limité des financières (Actualisé avec volumes, changes et marché obligataire)

par Noel Randewich

NEW YORK, 15 juin (Reuters) - La Bourse de New York a fini dans le rouge pour la cinquième séance consécutive mercredi après la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux d'intérêt inchangés, qui n'a pas apaisé les craintes des investisseurs liées au référendum du 23 juin sur l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

Les principaux indices ont passé la quasi-totalité de la séance en territoire positif avant de lâcher prise à quelques minutes de la clôture.

L'indice Dow Jones a terminé sur un recul de 34,65 points, soit 0,2%, à 17.640,17. Le Standard & Poor's-500, plus large et principale référence de nombreux investisseurs, a cédé 3,82 points (-0,18%) à 2.071,50 et le Nasdaq Composite a reculé de 8,62 points (-0,18%) à 4.834,93.

Le S&P-500 n'avait pas subi cinq baisses d'affilée depuis la série qui l'avait fait tomber à son plus bas de l'année le 11 février et il accuse un repli de 2,2% sur la semaine écoulée.

La Fed a, comme attendu, prolongé le statu quo sur les taux mais elle a abaissé ses prévisions de croissance pour 2016 et 2017 tout en confirmant prévoir deux hausses de taux d'ici la fin de l'année.

Si la quasi-totalité des investisseurs s'attendaient à ce que le taux des "fed funds" ne soit pas modifié mercredi, les déclarations de Janet Yellen, la présidente de la banque centrale, ne les ont pas rassurés sur les risques économiques et sur les implications d'une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"C'est assurément l'une des incertitudes dont nous avons débattu et qui ont joué un rôle dans la décision d'aujourd'hui", a déclaré Janet Yellen lors d'une conférence de presse.

Le dollar a cédé du terrain après ces annonces, tombant à un nouveau plus bas de plus de deux ans face au yen à 105,50 . Contre l'euro, il se traitait en fin de séance autour de 1,1260, contre 1,1205 la veille.

Les rendements des emprunts d'Etat américains ont eux aussi reculé, à 1,59% pour les Treasuries à dix ans.

A Wall Street, le secteur des services aux collectivités ("utilities"), l'un des plus sensibles à l'évolution des taux, a souffert, son indice de référence reculant de 0,71%.

"Faiblesse Globale"

L'indice de volatilité du CBOE, baromètre de la nervosité des investisseurs, a cédé 1,76% sur la journée mais reste proche de ses plus hauts de trois mois.

"Les annonces du FOMC traduisent une faiblesse globale et au final, elles soulignent le fait que les Etats-Unis ne sont pas une île et que les marchés mondiaux et les économies sont encore plus interdépendants que jamais", a commenté Peter Kenny, responsable senior de la stratégie d'investissement de Global Markets Advisory Group.

L'indice S&P des valeurs financières, qui avait nettement reculé lors des quatre séances précédentes, a terminé sur un rebond symbolique de 0,07%. American Express a repris 0,57%, Bank of America 0,6%. Cette dernière a bénéficié du rebond général du secteur mais aussi des informations du Financial Times sur son intention de supprimer 8.000 postes.

Egalement en vue, plusieurs chaînes de grands magasins ont bénéficié des propos rassurants du directeur général de PVH , le fabricant de prêt-à-porter surtout connu pour ses marques Calvin Klein et Tommy Hilfiger, sur l'activité du secteur aux Etats-Unis.

JC Penney s'est adjugé 4,11%, Kohl's 2,03% et PVH 3,18%.

A la baisse, le distributeur "bio" Whole Foods Market a cédé 4,92% après avoir reçu un avertissement des autorités fédérales sur les risques sanitaires dans certaines de ses installations.

Cisco Systems a quant à lui abandonné 1,07% après la décision de Goldman Sachs de retirer le spécialistes des équipements de réseaux internet de sa liste de valeurs américaines préférées.

Environ 6,8 milliards d'actions ont changé de mains sur la journée sur les différentes places américaines, un chiffre proche de la moyenne des 20 dernières séances, selon les données Thomson Reuters.

avec Yashaswini Swamynathan; Marc Angrand pour le service français

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