LEAD 1-Midea publiera son offre d'achat de Kuka jeudi-sources

mardi 14 juin 2016 19h15
 

(Actualisé avec la publication de l'OPA)

FRANCFORT, 14 juin (Reuters) - Midea Group se prépare à rendre publiques jeudi les modalités de son offre d'achat sur le fabricant allemand de robots industriels Kuka , ont déclaré mardi deux sources au fait du dossier.

Midea a dit qu'il souhaitait acheter au moins 30% au moins dans Kuka, qui serait valorisé 4,5 milliards d'euros par son offre à 115 euros par action.

S'il y parvient, il devra faire une offre sur la totalité du capital, comme l'y oblige le droit allemand des OPA.

Des sources gouvernementales allemandes ont dit précédemment ce mardi que Midea ne voulait pas monter à plus de 49% du capital et qu'il revendrait les actions qu'il pourrait acquérir au-delà de ce seuil.

Mais aucun engagement à plafonner la participation du groupe ne figurera dans l'offre qui sera publiée jeudi, ont précisé les sources.

L'annonce des visées du fabricant chinois d'électroménager sur Kuka a suscité une polémique en Allemagne où l'on s'inquiète de voir des fleurons européens des technologies industrielles passer sous pavillon chinois.

Selon les sources gouvernementales, ne pas dépasser les 49% permettrait à Kuka, détenu pour l'instant à 25% par le groupe d'ingénierie Voith et à 10% par l'homme d'affaires Friedhelm Loh, de conserver un actionnaire allemand de référence.

Midea de son côté a indiqué que sa participation dépendrait du taux d'acceptation de son offre. "Midea a clairement fait part de son intention d'avoir une participation significative, au-delà de 30%. Le niveau définitif de notre participation dépendra du niveau de réponse des actionnaires de Kuka à notre offre", a déclaré le groupe chinois dans un communiqué.

L'action Kuka a terminé en baisse de 3,35% en Bourse de Francfort.

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a appelé de ses voeux une contre-offre européenne pour Kuka mais aucun prétendant ne s'est manifesté. En visite à Pékin lundi, la chancelière Angela Merkel a dit que son pays était ouvert aux investissements chinois à condition de pouvoir bénéficier des mêmes conditions d'investissement en Chine. (Alexander Hübner et Ludwig Burger, Véronique Tison et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)