Midea n'ira pas au-delà de 49% de Kuka-sources allemandes

mardi 14 juin 2016 12h35
 

BERLIN, 14 juin (Reuters) - Midea Group ne veut pas monter à plus de 49% du capital de Kuka, le fabricant allemand de robots industriels, et revendra les actions qu'il pourrait acquérir au-delà de ce seuil, a-t-on appris mardi auprès de sources gouvernementales allemandes.

L'annonce des visées du fabricant chinois d'électroménager sur Kuka a suscité une polémique en Allemagne où l'on s'inquiète de voir des fleurons européens des technologies industrielles passer sous pavillon chinois.

Midea a fait part de son intention de prendre au moins 30% de Kuka, seuil à partir duquel il serait tenu de lancer une OPA sur l'ensemble du capital, conformément à la réglementation allemande.

Selon les sources gouvernementales, ne pas dépasser les 49% permettrait à Kuka de conserver un actionnaire allemand de référence.

Kuka, qui est détenu à 25% par le groupe d'ingeniérie Voith et à 10% par l'homme d'affaires Friedhelm Loh, s'est refusé à tout commentaire.

Midea de son côté a indiqué que sa participation serait fonction du taux d'acceptation de son offre. "Midea a clairement fait part de son intention d'avoir une participation significative, au-delà de 30%. Le niveau définitif de notre participation dépendra du niveau de réponse des actionnaires de Kuka à notre offre", a déclaré le groupe chinois dans un communiqué.

L'action Kuka perd 2,78% à 103,05 euros vers 10h20 GMT à la Bourse de Francfort, l'une des plus fortes baisses de l'indice MDax des valeurs moyennes qui recule pour sa part de 1,1%. Midea prévoit d'offrir 115 euros pour chaque action Kuka dans le cadre de son OPA de 4,5 milliards d'euros annoncée le 18 mai.

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a appelé de ses voeux une contre-offre européenne pour Kuka mais aucun prétendant ne s'est manifesté. En visite à Pékin lundi, la chancelière Angela Merkel a dit que son pays était ouvert aux investissements chinois à condition de pouvoir bénéficier des mêmes conditions d'investissement en Chine. (Rédaction de Berlin avec Irene Preisinger à Munich, Véronique Tison pour le service français)