BOURSE-SES résiste, Morgan Stanley a relevé son conseil

mardi 14 juin 2016 10h59
 

PARIS, 14 juin (Reuters) - L'action SES résiste mardi matin à la Bourse de Paris où elle signe l'une des rares hausses du SBF 120, soutenue par une note de Morgan Stanley, positif sur le potentiel de croissance de l'opérateur de satellites grâce à son pôle Vidéo et à sa politique d'acquisitions.

Morgan Stanley a relevé son objectif de cours sur le titre de "sous-pondération" à "pondération en ligne".

A 11h00, le titre avance de 0,57% à 18,615 euros dans des volumes relativement étoffés, après avoir touché lundi en séance un plus bas de quatre ans à 18,145 euros. Au même moment, l'indice SBF 120 recule de 1,38%. Dans le même secteur, Eutelsat Communications prend 0,53%.

Morgan Stanley souligne l'impact positif pour SES de la récente prise de contrôle de 100% du réseau O3b dédié à l'accès à très haut débit par satellite (30% de croissance du chiffre d'affaires annuel entre 2016-2021) et le rachat du fournisseur de contenus médias RR Media (croissance annuelle de 4%).

"Ces entreprises de croissance rapide représenteront 17% du chiffre d'affaires du groupe en 2017 et 27% d'ici 2020", souligne le broker.

Le pôle Vidéo (65% du chiffre d'affaires en 2017) est relativement robuste, ajoute Morgan Stanley, et sa croissance devrait être stimulée par "l'installation de 180 transpondeurs sur six satellites d'ici la fin 2017, de quoi apporter 250 millions à 300 millions d'euros de revenus supplémentaires d'ici 2021".

SES bénéficie d'un contexte plus favorable et devrait améliorer son flux de trésorerie, à plus de 10% en 2018, ainsi que le rendement de son dividende, ajoute Morgan Stanley, qui abaisse son objectif de cours de 22,5 à 18,8 euros pour tenir compte de l'impact de ces acquisitions sur le bénéfice par action (impact négatif de 4% à 9% pour 2016-2018).

"Le rendement du dividende est de 7,4% et devrait s'établir à plus de 8% en 2018", souligne Morgan Stanley, en précisant que le ratio dette nette sur Ebitda devrait baisser d'ici 2018. (Raphaël Bloch, édité par Dominique Rodriguez)