TAG Heuer s'efforce de percer en Chine, dit son directeur général

dimanche 12 juin 2016 05h54
 

MONTREAL, 12 juin (Reuters) - LVMH s'efforce de développer sa marque TAG Heuer en Chine en cherchant à tirer parti du fait que ses concurrents réduisent leurs investissements dans ce pays en raison d'un tassement de la demande, a déclaré samedi Jean-Claude Biver, président de la division Montres du groupe de luxe français.

"Nous faisons beaucoup d'efforts, particulièrement maintenant, plus que jamais car toutes les marques désinvestissent", a dit Jean-Claude Biver, directeur général de TAG Heuer, à Reuters. "Cela signifie que notre investissement devient maintenant bien plus puissant."

TAG Heuer n'a qu'une exposition minimale à la Chine et à Hong Kong et sa croissance cette année est essentiellement alimentée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon et l'Australie, a-t-il poursuivi en marge du Grand Prix de Formule Un du Canada à Montréal.

Les ventes de la marque ont augmenté de 20% sur les cinq premiers mois de l'année par rapport à la même période de 2015 en raison d'une progression de la demande dans les quatre pays cités mais aussi pour ses montres connectées, a dit Jean-Claude Biver.

Le patron de l'horlogerie chez LVMH espère désormais vendre 60.000 montres connectées de TAG Heuer alors qu'il évoquait précédemment une fourchette de 40.000 à 50.000. La marque fait face à une demande de 80.000 "smartwatches", a-t-il dit.

TAG Heuer a été l'an dernier la première marque d'horlogerie suisse à lancer une montre connectée.

Jean-Claude Biver a maintenu son objectif d'une progression à deux chiffres des ventes de TAG Heuer en 2016.

"Nous allons essayer de garder le rythme", a-t-il dit. "Mais le monde est si difficile en ce moment."

Les ventes de l'horlogerie suisse se sont contractées de 9% sur un an au cours des cinq premiers mois de l'année en raison d'une faible demande en Chine et dans d'autres pays émergents, a-t-il dit.

Il a souligné que l'horlogerie suisse dans sa globalité était plus exposée à la Chine que TAG Heuer.

"Pour moi, le plus important est de faire mieux que l'horlogerie suisse", a dit Jean-Claude Biver. "Si je fais mieux que le secteur, cela veut dire que je gagne des parts de marché. Plus le marché est difficile, plus il est important de gagner des parts demarché." (Allison Lampert; Bertrand Boucey pour le service français)