8 juin 2016 / 08:57 / il y a un an

GB/Indicateurs-Hausse des prix immobiliers en juin avant le référendum

LONDRES, 29 juin (Reuters) - Les principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* LA HAUSSE DES PRIX IMMOBILIERS S'EST ACCÉLÉRÉE EN JUIN

29 juin - La hausse des prix immobiliers sur le marché britannique s'est accélérée en juin en rythme annuel avant le référendum du 23 sur l'Union européenne, dont les conséquences sur le marché sont pour l'instant difficiles à mesurer, a annoncé mercredi le spécialiste du crédit Nationwide.

Les prix ont augmenté de 0,2% sur le mois, comme en avril et en mai, et leur progression sur un an a atteint 5,1% après 4,7% en mai, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 4,9%.

Pour Robert Gardner, économiste de Nationwide, il est trop tôt pour évaluer l'impact sur le marché immobilier du vote favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Mais il ajoute que la pénurie de logements en vente et le niveau élevé de l'emploi devraient rester des facteurs favorables à la hausse des prix.

* LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE RÉDUIT DE 3,8% SUR UN AN

21 juin - Le gouvernement a emprunté un peu plus que prévu le mois dernier mais le déficit budgétaire a reculé à son plus bas niveau pour un mois de mai depuis 2007, montrent les données publiées mercredi par l'ONS, l'institut national de la statistique.

Le déficit, hors secteur bancaire, est ressorti à 9,745 milliards de livres (12,7 milliards d'euros), en baisse de 3,8% sur un an, alors que les économistes interrogés par Reuters l'attendaient en moyenne à 9,352 milliards.

Les rentrées fiscales ont toutes progressé par rapport à 2015, en dépit des craintes d'un ralentissement de l'activité à l'approche du référendum du 23 juin sur l'appartenance à l'Union européenne, mais les dépenses du gouvernement ont elles aussi augmenté.

Le ministère des Finances a estimé en mai qu'un choc économique consécutif à un "Brexit" pourrait se traduire par une aggravation de 24 milliards de livres du déficit sur l'exercice fiscal prochain, et même de 39 milliards dans le scénario le plus pessimiste.

L'ONS a révisé à la baisse son estimation de déficit pour l'exercice 2015/2016 à 74,9 milliards de livres, au lieu des 76,0 milliards qu'il attendait le mois dernier.

* LES VENTES AU DÉTAIL ONT AUGMENTÉ BIEN PLUS QUE PRÉVU

16 juin - Les ventes au détail ont augmenté bien plus que prévu en mai, alors que celles d'avril avaient déjà été soutenues, grâce surtout à un bond des ventes dans l'habillement, a annoncé jeudi l'ONS, l'institut national de la statistique.

Sur un mois, ces ventes ont augmenté de 0,9% et, sur un an, leur progression est de 6,0%, soit la plus prononcée depuis septembre 2015. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé respectivement +0,2% et +3,9%.

L'ONS a également annoncé une révision à la hausse des chiffres d'avril, avec des ventes désormais en hausse de 1,9% sur un mois et de 5,2% sur un an, contre respectivement +1,3% et +4,3% précédemment.

Au mois de mai, les ventes de vêtements ont augmenté de 4,3% sur un mois, soit leur hausse la plus marquée en plus de deux ans, en raison surtout d'une météo plus clémente. Les températures inhabituellement fraîches d'avril avaient au contraire pesé sur ce poste il y a deux mois.

En mesurant les ventes au détail sur une période glissante de trois mois, ce qui permet de lisser une partie de la volatilité des données, la hausse est de 1,5% à fin mai par rapport aux trois mois à fin février, ce qui représente la progression le plus marquée depuis les trois mois à fin novembre 2015.

La consommation des ménages a été le moteur de la croissance économique du pays au cours des trois années écoulées, mais la confiance de ces derniers est tombée à un plus bas depuis la fin de 2014 en raison de l'imminence du référendum du 23 juin sur l'avenir de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne.

Tableau

* LE TAUX DE CHÔMAGE AU PLUS BAS DEPUIS PLUS DE 10 ANS

15 juin - Le taux de chômage est tombé à son niveau le plus bas depuis plus de 10 ans, attestant, avec l'accélération des hausses salariales, de la solidité du marché de l'emploi en dépit d'un ralentissement général avant le référendum du 23 juin sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne (UE).

Le nombre de chômeurs a baissé de 20.000 sur trois mois à fin avril, à 1,671 million, donnant un taux de chômage de 5,0%, a annoncé l'ONS mercredi.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient un taux de chômage de 5,1%.

La population active employée a augmenté de 55.000, à un taux d'emploi qui reste au record de 74,2%.

Par ailleurs, les salaires hors primes ont augmenté de 2,3% sur cette période de trois mois, en glissement annuel, alors que les économistes attendaient +2,1% après +2,2% sur trois mois à fin mars.

Tableau

* INFLATION STABLE À +0,3% SUR UN AN EN MAI

14 juin - Les prix à la consommation ont augmenté en mai au même rythme que le mois d'avril alors que les économistes avaient tablé en moyenne sur une réaccélération de l'inflation, montrent mardi des données publiées par l'ONS.

La hausse des prix à la consommation a ainsi été de 0,3% sur un an le mois dernier, comme en avril, alors que les économistes avaient anticipé une inflation de 0,4%.

Ces données attestent de l'absence de pressions inflationnistes dans le pays, la hausse des prix à la consommation sur un an ayant été de 0,3% depuis le début de l'année, à l'exception du mois de mars (+0,5%).

Le recul des prix dans l'habillement, où les enseignes se livrent une concurrence sans merci, a compensé la hausse du poste transport dans un contexte de remontée des cours du pétrole.

L'inflation dite de base, qui exclut les prix de l'énergie, des aliments, de l'alcool et du tabac, est également restée inchangée, à 1,2%, contre un consensus des économistes de 1,3%.

Cela fait plus de deux ans que l'inflation est sous l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre. Cette dernière pense que cela restera le cas jusqu'en 2018, en raison de la déprime des cours du brut, des effets de la vigueur passée de la livre et d'une croissance des salaires atone.

La Banque d'Angleterre, qui se réunit jeudi pour sa réunion de politique monétaire, a également dit qu'elle n'accorderait pas trop d'importance aux derniers indicateurs en date étant donné les incertitudes provoquées par l'organisation, le 23 juin, du référendum en Grande-Bretagne sur l'avenir du pays au sein de l'Union européenne.

De leur côté, les prix à la production en mai ont accusé un recul plus prononcé que prévu, baissant sur un an de 0,7%, comme en avril, alors que le consensus était de -0,5%.

L'ONS a également lancé une nouvelle mesure officielle et unique du prix des maisons. Cette dernière indique une hausse de 8,2% sur un an des prix immobiliers dans le pays en avril, contre une progression de 8,5% en mars. Dans la seule ville de Londres, cette augmentation a été de 14,5% sur un an.

Tableau des prix à la consommation

Tableau des prix à la production

* LE DÉFICIT COMMERCIAL SE RÉDUIT EN AVRIL

9 juin - Le déficit commercial s'est réduit plus que prévu en avril grâce à un record mensuel des exportations de biens qui suggère un redémarrage du commerce extérieur.

Le déficit commercial s'établit en avril à 3,294 milliards de livres (4,21 milliards d'euros) contre 3,552 milliards de livres en mars, montrent les chiffres publiés jeudi par l'ONS. Il revient ainsi à son plus bas niveau depuis septembre dernier.

Les volumes de biens exportés ont bondi en avril de 11,2%, leur plus forte progression depuis l'introduction de la mesure de cette statistique en 1998, ce qui porte la valeur totale des biens exportés à 26,123 milliards de livres, non loin du record absolu établi en juin 2013.

Tableau

* LA PRODUCTION INDUSTRIELLE EN HAUSSE DE 2,0% EN AVRIL

8 juin - La production industrielle a connu en avril sa plus forte hausse en près de quatre ans, à la faveur d'un bond enregistré dans les secteurs pharmaceutique, automobile et gazier, une donnée à contre-courant d'autres statistiques suggérant plutôt un ralentissement de l'activité du pays avant le référendum du 23 juin sur l'appartenance à l'UE.

Cette production a augmenté de 2,0% en avril, après +0,3% en mars, sa progression sur un mois la plus marquée depuis juillet 2012, a précisé l'ONS.

Sur un an, la hausse est de 1,6% alors que les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne une production inchangée sur un mois et en baisse de 0,4% sur un an.

Les responsables de la Banque d'Angleterre devraient cependant prendre avec des pincettes ces données meilleures que prévu puisqu'ils ont mis en garde contre la volatilité des statistiques jusqu'au référendum du 23 juin.

La production manufacturière a augmenté de 2,3% sur un mois, soit également à son rythme le plus soutenu depuis juillet 2012, et de 0,8% sur un an.

Le secteur manufacturier représente quelque 10% du produit intérieur brut (PIB) britannique. Sa production est encore inférieure de quelque 6,4% à son pic d'avant la crise financière de 2007-2009.

Sur les trois mois à fin avril, une mesure permettant de mieux cerner les tendances sous-jacentes, la production industrielle a augmenté de 0,7%, sa première hausse de l'année sur une telle période.

Tableau (Service économique)

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