France-L'Etat a peu de marges d'action pour aider AccorHotels

mardi 7 juin 2016 16h32
 

* Inquiétude sur l'hémorragie de grands groupes français

* AccorHotels n'est pas stratégique

* Les moyens de l'Etat concentrés sur Areva et EDF

* Des politiques qui découragent les actionnaires

par Yann Le Guernigou

PARIS, 7 juin (Reuters) - Le risque d'un passage d'AccorHotels sous pavillon chinois inquiète au plus haut point le gouvernement français, confronté depuis deux ans à une hémorragie de départs de grands groupes, mais ses marges de manoeuvre tant politiques que financières semblent limitées, voire inexistantes.

François Hollande est monté lui-même au créneau en se déclarant "très attentif à ce que le capital de ce grand groupe à taille mondiale reste diversifié".

"Nous devons veiller à ne pas perdre les centres de décision", a ajouté le chef de l'Etat à propos des visées du groupe chinois Jin Jiang sur Accor, dont il est le premier actionnaire.

Pour l'économiste Elie Cohen, "on peut comprendre qu'il y ait une espèce de sentiment de panique" chez les pouvoirs publics avec cette affaire.   Suite...