Berlin dément interférer dans le projet de reprise de Kuka

vendredi 3 juin 2016 14h59
 

BERLIN, 3 juin (Reuters) - Le gouvernement allemand a démenti vendredi interférer dans le projet de reprise par le groupe chinois d'électroménager Midea du fabricant allemand de robots industriels Kuka pour 4,5 milliards d'euros, assurant qu'il ne préparait pas d'offre concurrente.

Le ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, a dit mardi qu'il apprécierait une offre concurrente venant d'Allemagne ou d'Europe mais il ne s'est pas attelé à forger lui-même une alliance pour empêcher cette vente au groupe chinois, a déclaré son ministère, démentant des spéculations parues dans la presse.

"Le ministre n'organise pas un consortium pour une offre alternative", a dit Andreas Audretsch, porte-parole du ministère, lors d'une conférence de presse.

"Pour dire les choses clairement, de tels processus relèvent de décisions d'entreprises et le gouvernement n'intervient pas."

Si le projet de Midea aboutit, Kuka sera la plus importante société allemande de hautes technologies industrielles à passer sous contrôle chinois.

Selon des sources gouvernementales, Berlin va évaluer l'importance technologique de Kuka pour la numérisation de l'industrie allemande, une priorité économique pour le gouvernement d'Angela Merkel. Le groupe allemand emploie 12.300 personnes.

Jeudi, la Chine a estimé que la politique ne devait pas s'immiscer dans ce projet de reprise à caractère "commercial". (Michael Nienaber; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Marc Angrand)