Athènes dit ne pas pouvoir répondre à certaines exigences

lundi 30 mai 2016 14h36
 

ATHÈNES, 30 mai (Reuters) - La Grèce a annoncé à ses créanciers internationaux qu'elle ne pouvait pas mettre en oeuvre certaines mesures supplémentaires exigées en échange du d'une nouvelle tranche de prêt dans le cadre de son plan de sauvetage, apprend-on lundi de trois sources proches du dossier.

Cette décision, si elle se confirme, pourrait encore retarder le déblocage de fonds dont l'Etat grec à un besoin urgent pour rembourser des échéances de prêts du Fonds monétaire international (FMI) en juin et d'obligations de la Banque centrale européenne (BCE) en juillet, ainsi que des arriérés de paiements en augmentation constante.

Après des mois de négociations, la Grèce a signé mercredi un accord avec ses créanciers prévoyant le déblocage de 10,3 milliards d'euros de nouveaux prêts et la promesse d'un allègement du fardeau de sa dette en 2018.

Mais dans une lettre envoyée la semaine dernière à ses créanciers, le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, a fait savoir qu'un certain nombre des conditions supplémentaires ne pourraient pas être respectées, a-t-on précisé de mêmes sources.

Le ministère des Finances s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat et il n'a pas été possible de savoir si le déblocage des fonds pouvait être remis en question.

Selon l'une des sources, certaines des nouvelles conditions jugées impossibles avaient trait aux réformes des retraite.

"Nous ne pouvons pas faire des modifications importantes. Mais nous procéderons aux amendements techniques qui ont été discutés. Certains d'entre eux sont judicieux", a dit à Reuters un responsable du gouvernement grec.

Selon le journal Ta Nea, la lettre a été envoyée à Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, et Poul Thomsen, directeur pour l'Europe du FMI. (Renee Maltezou; Juliette Rouillon pour le service français, édité par Patrick Vignal)