L'Iran invite Boeing à discuter de l'achat d'avions-TV publique

vendredi 4 mars 2016 15h52
 

ANKARA, 4 mars (Reuters) - L'Iran a invité Boeing à venir discuter à Téhéran de l'achat d'avions destinés à renouveler une flotte vieillissante, l'une des conséquences des sanctions qui furent imposées à la République islamique, rapporte la télévision publique vendredi.

Le vice-ministre des Transports Asghar Fakhrieh Kashan avait dit en février à Reuters que l'Iran était prêt à acheter au moins 100 avions Boeing. L'avionneur américain avait fait savoir qu'il étudiait les mesures à prendre pour traiter avec l'Iran.

"A la suite de l'autorisation du gouvernement américain accordée à Boeing, nous avons invité la société à entamer des discussions sur le développement de la flotte aérienne du pays", a dit le ministre iranien du Transport Abbas Akhoundi, dont les propos ont été rapportés par la télévision d'Etat. Il n'a donné aucune précision concernant la date de la visite.

Les Etats-Unis ont autorisé Boeing en février à ouvrir des discussions avec des compagnies aériennes iraniennes sur leurs besoins en avions de ligne mais il lui faudra une autre autorisation s'il veut leur en vendre, l'Iran restant assujetti à des sanctions américaines toujours en vigueur.

Iran Air a commandé fin janvier 118 avions à Airbus pour environ 25 milliards de dollars (23 milliards d'euros) au prix catalogue, à la suite de la levée en 2015 des sanctions internationales dont le pays faisait l'objet en raison de son programme nucléaire.

Selon des observateurs du secteur aéronautique, Boeing et d'autres sociétés américaines s'interrogent sur les moyens de gérer l'opposition à l'accord sur le nucléaire au sein du Congrès américain et de la part des alliés du Golfe.

Le nombre et l'âge des Airbus et Boeing en Iran sont une bonne indication du marché potentiel pour ces constructeurs, bon nombre de Boeing de la flotte iranienne remontant aux années 70 et 80.

(Parisa Hafezi, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)