Adidas n'a pas rompu avec l'IAAF mais surveille la situation

jeudi 3 mars 2016 17h19
 

BERLIN, 3 mars (Reuters) - Adidas n'a pas mis un terme anticipé à son partenariat avec la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) mais surveille de près la façon dont elle réagit au scandale de corruption et de dopage qui l'ébranle, a déclaré jeudi le président du directoire de l'équipementier sportif allemand.

"Nous n'avons pas rompu notre contrat", a dit Herbert Hainer lors de la présentation des résultats annuels de son groupe. "L'IAAF connaît exactement notre position par rapport au dopage. Nous sommes en lien étroit avec l'IAAF et nous allons surveiller de très près la façon dont ils réagissent à ce problème".

La BBC avait rapporté en janvier qu'Adidas allait rompre son contrat avec l'IAAF avec près de quatre ans d'avance parce qu'elle considérait les soupçons pesant sur la fédération comme un motif de rupture.

Une commission indépendante de l'Agence mondiale antidopage (Ama) a accusé le 14 janvier Lamine Diack, ancien président de l'IAAF, d'avoir organisé et permis un système de corruption au sein de l'instance mondiale de l'athlétisme.

Cette même commission avait précédemment fait état en novembre d'un système généralisé de dopage dans l'athlétisme russe.

Adidas a pense par ailleurs que son bénéfice net et son chiffre d'affaires continueront de croître à un rythme soutenu cette année grâce à un gros effort commercial, une hausse des dépenses de consommation, une gamme de produits innovants et de grands événements sportifs comme l'Euro 2016.

Le titre Adidas perd 1,92% à 96,87 euros vers 15h45 GMT à la Bourse de Francfort, qui recule au même moment de 0,36% . (Emma Thomasson, Patrick Vignal pour le service français, édité par Juliette Rouillon)