BOURSE-Gameloft, Ubisoft profitent de la nouvelle offensive de Vivendi

mardi 1 mars 2016 09h37
 

PARIS, 1er mars (Reuters) - Les actions des deux éditeurs de jeux vidéo Gameloft et Ubisoft profitent mardi matin à la Bourse de Paris de la nouvelle offensive lancée par Vivendi sur les deux sociétés.

A 09h32, le titre Gameloft gagne 7,51% à 7,30 euros et celui d'Ubisoft 3,03% à 27,17 euros quand l'indice SBF 120 progresse de 0,52%. L'action Vivendi s'octroie 0,91% à 19,305 euros.

Vivendi a affiché lundi sa détermination dans son bras de fer avec les frères Guillemot, en annonçant tout à la fois le relèvement de son offre hostile sur Gameloft et une nouvelle augmentation de sa participation au capital d'Ubisoft.

Lundi soir, le groupe présidé par Vincent Bolloré a encore haussé le ton, relevant de 20%, à 7,20 euros, le prix de son offre sur Gameloft alors qu'en début de journée, le conseil d'administration de la société, dirigée et fondée par Michel Guillemot, avait annoncé le rejet à l'unanimité de la proposition initiale de Vivendi offrant 6 euros par action.

"Pour répondre aussi rapidement avec une amélioration aussi forte de l'offre, nous pensons que Vivendi a dû s'assurer du soutien de certains actionnaires importants (...) je ne suis pas certain qu'il soit encore utile pour la famille Guillemot de continuer à acheter des actions", juge un trader en poste à Paris.

"C'est une bataille perdue d'avance pour la famille Guillemot", observe un vendeur actions parisien.

Pour riposter à Vivendi, premier actionnaire de Gameloft avec 30% du capital, la famille Guillemot a accru sa participation à plus de 20% du capital et 28% des droits de vote.

Vivendi a également annoncé avoir encore augmenté sa participation au capital de la société jumelle, Ubisoft, dont il détient désormais 15,66%, contre 14,9%, selon les derniers chiffres communiqués par le groupe mi-février.

"Nous continuons de croire à la spéculation autour des deux sociétés dirigées par les frères Guillemot. Vivendi veut vraiment ajouter un cinquième pilier à son groupe de médias français. L'OPA hostile sur Gameloft est une première étape pour forcer une discussion avec la famille Guillemot et aboutir à une offre amicale sur Ubisoft", estime dans une note Bryan Garnier.

Le courtier rappelle que le groupe de médias dispose d'une trésorerie nette de six milliards d'euros, ce qui devrait aider à trouver un accord. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Matthieu Protard)