L'affaire Apple ne créera pas de précédent, dit le FBI

jeudi 25 février 2016 18h43
 

WASHINGTON, 25 février (Reuters) - L'injonction faite à Apple de débloquer l'iPhone de l'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino ne créera pas de précédent, a déclaré jeudi le directeur du FBI.

La nature complexe et la constante évolution des logiciels pour téléphones mobiles limitera l'impact du cas présent, a dit James Comey devant une commission de la Chambre des représentants.

Le dossier "sera instructif pour d'autres juridictions" mais la question plus large de l'accès par les autorités à des données cryptées devra certainement être résolue par le Congrès et d'autres institutions, a-t-il ajouté.

Le département de la Justice a déposé un recours en vue d'obliger Apple à se plier à une décision lui ordonnant d'aider le FBI à décrypter l'iPhone 5C crypté de Syed Rizwan Farook.

Apple s'y oppose en faisant valoir que cela reviendrait à pirater son propre appareil, créant un dangereux précédent.

Le directeur général d'Apple a pesé dans le débat en déclarant mercredi que le groupe à la pomme porterait l'affaire jusque devant la Cour suprême si nécessaire.

Se plier à l'injonction des autorités serait "mauvais pour l'Amérique", a dit Tim Cook dans une interview diffusée par ABC News.

L'attaque de San Bernardino a fait 14 morts et 22 blessés le 2 décembre dernier. Les deux tueurs ont été abattus lors d'une fusillade avec la police. (Dustin Volz; Patrick Vignal pour le service français)