RPT-LEAD 1-Le sterling touche un creux de 7 ans dans la crainte d'un Brexit

mercredi 24 février 2016 22h40
 

(mot manquant, premier paragraphe)

LONDRES, 24 février (Reuters) - La livre sterling a touché mercredi un creux de sept ans sur fond de craintes d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne qui pourrait, selon HSBC, faire perdre à la devise britannique jusqu'à 20% de sa valeur.

Les effets de l'annonce par le Premier ministre David Cameron de la tenue, le 23 juin prochain, d'un référendum sur la question a fait vivre au sterling ses trois pires journées depuis 2009, soit au plus fort de la crise financière.

Il est passé mercredi sous 1,39 dollar, à 4 cents d'un niveau plus atteint depuis qu'il était descendu à parité avec le dollar, au milieu des années 1980. Il est remonté ensuite légèrement et se traitait autour de 1,3915 dollar vers 19h15 GMT.

Selon HSBC, le sterling pourrait perdre jusqu'à 20% de sa valeur et la croissance de la Grande-Bretagne se voir retrancher jusqu'à un point et demi l'an prochain si les Britanniques décidaient le 23 juin de quitter l'Union européenne.

"Un oui au Brexit aurait des conséquences potentielles énormes pour toutes les catégories d'actifs (...) Nous pensons que l'incertitude pourrait saisir l'économie britannique, provoquant en puissance un ralentissement de la croissance et un effondrement du sterling", explique la première banque britannique dans une note.

Elle pense que le sterling pourrait perdre de 15% à 20% contre le dollar, tombant aux alentours de ses plus bas du milieu des années 80, ce qui induirait la parité avec l'euro.

Le plongeon du sterling aurait pour effet d'augmenter l'inflation de peut-être cinq points au plus et de retrancher un point à un point et demi à la croissance, réduisant de moitié à peu près la prévision de croissance de la banque qui est de 2,3% en 2017.

La croissance risquerait d'être encore plus amoindrie si la Banque d'Angleterre décidait de relever les taux d'intérêt pour compenser la chute de la livre sterling, dit encore la banque. (Jamie McGeever, Anirban Nag et Patrick Graham; Wilfrid Exbrayat et Patrick Vignal pour le service français)