Xiaomi présente à Barcelone son nouveau Mi 5, en céramique

mercredi 24 février 2016 16h21
 

BARCELONE, 24 février (Reuters) - Le fabricant chinois de téléphones mobiles Xiaomi a dévoilé mercredi au salon Mobile World Congress de Barcelone une nouvelle version de son combiné vedette, le Mi 5, doté d'une coque en céramique et vendu à un tarif compétitif.

Le groupe n'a cependant pas dévoilé ses projets pour entrer sur de nouveaux marchés, une étape que les analystes jugent pourtant indispensable pour continuer à croître car le marché chinois arrive à maturité.

Créée il y a moins de six ans, Xiaomi est la start-up la mieux valorisée en Chine avec une valeur de 45 milliards de dollars (41 milliards d'euros). Le groupe occupe le cinquième rang mondial au classement des fabricants de smartphones en termes de volumes de vente, selon le cabinet d'études Gartner.

Mais Xiaomi est confronté à une vive concurrence sur son marché domestique face à des groupes tels que Huawei et Lenovo, qui ont su par ailleurs trouver des relais de croissance hors de la Chine.

Xiaomi a vendu l'an dernier 70 millions de smartphones, échouant à atteindre son objectif de 80 à 100 millions d'appareils écoulés.

Le Mi 5 dévoilé à Barcelone par le vice-président de Xiaomi, Hugo Barra, est équipé du Snapdragon 820 de Qualcomm, le même processeur utilisé par Samsung dans son Galaxy S7 présenté dimanche.

Avec sa coque en céramique résistante aux rayures et son appareil photo muni d'un stabilisateur, Xiaomi présente le Mi 5 comme un combiné haut de gamme qui sera vendu à 2.699 yuans (environ 375 euros) en Chine à compter du 1er mars, contre au minimum 5.000 yuans (694 euros) pour des modèles équivalents chez Apple et Samsung.

Pour Ben Wood, analyste chez CCS Insight, le Mi 5 est impressionnant au regard de son prix et de ses spécifications techniques.

"Mais le défi pour Xiaomi est maintenant de se développer au-delà de la Chine car le groupe est victime de son propre succès si bien que le nombre de clients potentiels devient réduit, en particulier dans un marché au ralenti", a-t-il dit. "Or il n'a pas apporté de clarification sur son expansion internationale, l'Inde mise à part". (Paul Sandle; Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)