L'économie US pourrait sortir indemne des turbulences financières-Fischer (Fed)

mercredi 24 février 2016 08h28
 

HOUSTON, 24 février (Reuters) - Il est trop tôt pour évaluer les éventuelles conséquences sur l'économie américaine des récentes turbulences sur les marchés financiers mondiaux, a déclaré mardi le vice-président de la Réserve fédérale, laissant entendre que l'actuelle période de volatilité pourrait ne pas faire dérailler les projets de la Fed en matière de relèvement des taux.

"Si les récents développements sur les marchés financiers conduisent à un resserrement durable des conditions de financement, ils pourraient annoncer un ralentissement de l'économie mondiale susceptible d'affecter la croissance et l'inflation aux Etats-Unis", a dit Stanley Fischer lors d'un congrès sur l'énergie à Houston.

"Mais nous avons connu des périodes similaires de volatilité ces dernières années (...) qui ont laissé une marque à peine visible sur l'économie et il est encore prématuré d'apprécier les ramifications", a-t-il ajouté.

La volatilité sur les marchés financiers depuis que la Fed a relevé ses taux en décembre pour la première fois en près de 10 ans amène nombre d'investisseurs à ne pas croire à un nouveau tour de vis monétaire cette année, bien que la Réserve fédérale se soit de fait fixé un objectif de quatre nouvelles hausses de taux d'ici fin 2016.

Une initiative lors de la prochaine réunion de la Fed en mars paraît désormais exclue.

Stanley Fischer n'a pas directement évoqué cette question. Il a néanmoins laissé entendre que la Fed n'agirait pas dans la précipitation et a répété qu'à titre personnel, il jugerait "approprié" que l'économie américaine connaisse une période de vives tensions sur le marché du travail, déjà considéré comme quasiment en état de plein emploi avec un taux de chômage à 4,9%.

"Un modeste dépassement" du stade du plein emploi pourrait favoriser le redressement de l'inflation vers l'objectif de 2% de la Fed, a dit Stanley Fischer.

Il a aussi déclaré que la Réserve fédérale n'envisageait pas de recourir à des taux négatifs dans l'immédiat. (Howard Schneider; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)