France-L'Etat se désengage de la plupart des trains de nuit

vendredi 19 février 2016 15h41
 

PARIS, 19 février (Reuters) - Le gouvernement a décidé de se retirer de six des huit lignes de train de nuit existantes en France, qui disparaîtraient le 1er juillet, mais n'exclut pas une ouverture à la concurrence, a annoncé vendredi le secrétaire d'Etat aux transports.

Parallèlement, l'Etat lancera un appel d'offres pour renouveler les trains Intercités (TET) sur les lignes jugées "structurantes", pour un montant de 1,5 milliard d'euros, a précisé Alain Vidalies.

Il commandera dans le même temps 30 rames supplémentaires à Alstom, a ajouté le secrétaire d'Etat lors d'un point sur l'avenir des trains Intercités.

Depuis 2011, la fréquentation des trains Intercités a baissé de 20% et le déficit devrait dépasser 400 millions d'euros cette année. Il existe 22 lignes TET de jour et 8 lignes TET de nuit.

L'offre de nuit représente 25% de déficit alors qu'elle ne transporte que 3% des passagers, et sa fréquentation a baissé de 25% depuis 2011, fait valoir le gouvernement.

"Chaque billet vendu nécessite plus de 100 euros de subventionnement public en moyenne", a expliqué Alain Vidalies.

En l'absence d'offre alternative, les lignes de nuit Paris-Briançon, et Paris-Rodez/Latour de Carol seront maintenues.

Mais toutes les autres lignes de nuit pourront être concédées au privé.

A cette fin, le gouvernement lance un "appel à manifestation d'intérêt" pour permettre à d'éventuels opérateurs ferroviaires de proposer de "nouveaux schémas d'exploitation innovants", a dit Alain Vidalies.   Suite...