CORR-France-Les distributeurs valident un fonds pour la filière porc

mardi 16 février 2016 17h44
 

(Bien lire mardi, § 1)

PARIS, 16 février (Reuters) - Les enseignes françaises de la grande distribution ont annoncé mardi leur accord pour participer à un fonds de solidarité de 100 millions d'euros en faveur des éleveurs porcins.

Face à la détresse des producteurs de porc, qui manifestent depuis plusieurs semaines contre la faiblesse des cours, la création d'un tel dispositif faisait l'objet de discussions entre la FNSEA et la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), sous l'égide du gouvernement.

"Ce fonds, transitoire, couvrira des versements aux éleveurs pour une période de six mois", précisent dans un communiqué les enseignes membres de cette organisation - Carrefour, Casino, Auchan, Cora, Intermarché, Lidl et Système U.

Relevant que la mise en place de ce fonds a fait l'objet d'une validation préalable par l'Autorité française de la concurrence et que les autorités européennes ont été consultées, les distributeurs concernés ajoutent qu'"un accord de toutes les parties prenantes devra être finalisé dans les prochains jours."

"La création de ce fonds doit s'accompagner de l'arrêt immédiat de toutes les actions provoquant des dommages économiques à l'encontre des magasins et des entrepôts", soulignent-ils dans leur communiqué.

Dans un communiqué distinct, le groupe Leclerc déclare qu'il a également donné son accord pour participer à ce fond de soutien de la filière porcine.

Il indique qu'il s'est engagé à ne pas baisser ses prix d'achat sur les produits laitiers d'origine France.

Les manifestations d'agriculteurs de différentes filières se sont multipliées ces dernières semaines sur fond de crises sanitaire et économique, y compris par le biais de blocages de plateformes logistiques de la grande distribution.

A l'issue d'une réunion lundi à Bruxelles avec ses homologues européens, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué que la France allait travailler dans les prochaines semaines avec la Commission européenne afin d'obtenir des mesures pour répondre à la crise des marchés agricoles lors du Conseil du mois prochain. (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)