France/Elevage-Le gouvernement ne veut plus de baisses de prix

vendredi 12 février 2016 20h31
 

PARIS, 12 février (Reuters) - Le gouvernement a menacé vendredi la grande distribution et les industriels français de durcir la réglementation encadrant les négociations commerciales avec les producteurs agricoles en difficulté si la campagne 2016 devait se traduire par des baisses de prix.

"Au vu de la situation particulièrement grave dans laquelle se trouvent les éleveurs français, les ministres ont indiqué très clairement aux entreprises de la distribution et de la transformation qu'il n'était pas acceptable que les négociations commerciales conduisent en 2016 à des baisses de prix pour les filières en difficulté, en particulier pour les produits laitiers", lit-on dans un communiqué.

Celui-ci a été publié à l'issue d'une réunion des principaux acteurs de l'industrie et de la distribution avec des représentants du monde agricole autour des ministres de l'Agriculture et de l'Economie, Stéphane Le Foll et Emmanuel Macron.

Les deux ministres "ont annoncé qu'ils étaient prêts à durcir le cadre législatif si les négociations commerciales ne respectaient pas ces objectifs", indique le communiqué.

Dans l'immédiat, ils ont décidé de lancer un audit sur l'impact de la loi de modernisation de l'économie sur les filières lait et viandes.

Toujours selon le communiqué, Emmanuel Macron a rappelé la priorité donnée à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en matière de contrôle du déroulement des négociations commerciales, "afin que toute pratique abusive soit immédiatement sanctionnée."

La loi Macron pour la croissance et l'activité et l'égalité des chances économiques votée l'an passé prévoit la possibilité d'amendes allant jusqu'à 5% du chiffre d'affaires des entreprises concernées.

Les ministres de l'Agriculture et de l'Economie ont en outre présenté lors de cette réunion le projet de décret portant sur l'obligation d'étiquetage de l'origine des viandes et du lait dans les produits transformés.

Le texte sera transmis en début de semaine par le gouvernement à la Commission européenne et au Conseil d'Etat, comme prévu par les réglementations française et communautaire.   Suite...