BOURSE-Ubisoft chute après son warning, pas d'Assassin's Creed en 2016

vendredi 12 février 2016 10h36
 

PARIS, 12 février (Reuters) - L'action Ubisoft accuse la plus forte des baisses de l'indice SBF 120 au lendemain de l'avertissement sur résultats lancé la veille par l'éditeur de jeux vidéo, qui a également indiqué ne pas lancer de nouvel opus du jeu "Assassin's Creed".

A 10h12, le titre recule de 6,32% à 19,575 euros dans des volumes représentant déjà 1,1 fois ceux réalisés en moyenne sur une séance complète au cours des trois derniers mois sur Euronext. Le SBF 120 gagne 1,38% dans des volumes équivalents à 23% de leur moyenne journalière habituelle.

Ubisoft a revu jeudi à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires et de résultat opérationnel pour 2015-2016.

L'éditeur prévoit désormais de dégager un chiffre d'affaires d'environ 1.360 millions d'euros sur l'ensemble de l'exercice et un résultat opérationnel de l'ordre de 150 millions d'euros.

Il tablait jusqu'à présent sur un chiffre d'affaires similaire à celui de 2014-2015, soit 1.464 millions d'euros, et un résultat opérationnel d'au moins 200 millions.

"Cet ajustement est principalement dû à une moindre performance d'Assassin's Creed en raison notamment d'une concurrence exacerbée durant l'hiver, d'un lancement plus lent lié aux problèmes du précédent opus mais aussi d'une certaine usure de la franchise", commente dans une note Louis Capital Markets - Midcap Partners.

Sur son blog spécialisé, Ubisoft a d'ailleurs annoncé avoir décidé de ne pas lancer de nouvel opus du jeu en 2016 et en profiter pour repenser la marque Assassin's Creed.

"La nouvelle guidance ne nous semble pour autant pas conservatrice, le lancement du prochain Far Cry demeurant un élément à risque sur l'exercice en cours", juge Louis Capital Markets - Midcap Partners.

Le courtier conseille de vendre le titre.

L'aspect spéculatif lié à la montée de Vivendi dans le capital de la société ne permet pas de soutenir le titre ce vendredi bien qu'Ubisoft a également indiqué que le groupe de médias avait continué de se renforcer à son capital avec près de 15% en sa possession. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)