LEAD 1-Maritime-Les compagnies proposent un compromis à l'UE-sces

mercredi 10 février 2016 12h56
 

(Actualisé avec des précisions)

par Foo Yun Chee

BRUXELLES, 10 février (Reuters) - Maersk, le leader mondial du transport maritime de conteneurs, et 13 autres sociétés du secteur maritime ont proposé de publier les tarifs qu'ils pratiquent effectivement plutôt que les hausses à venir afin de clore une enquête des services de la concurrence de l'Union européenne (UE), ont déclaré mercredi deux sources au fait du dossier.

Le dossier est suivi de près par d'autres secteurs comme la distribution et la chimie, qui emploient une méthode similaire pour annoncer les futures hausses de prix.

La Commission européenne (CE) a ouvert en novembre 2013 une enquête sur les 18 premiers armateurs mondiaux, à la suite de perquisitions effectuées en mai 2011.

Les autres sociétés concernées sont le français CMA CGM, numéro trois mondial, le taïwanais Evergreen Marine, Hapag Lloyd , China Ocean Shipping (Group) Company (COSCO) , China Shipping, Hamburg Sud, le sud-coréen Hanjin, OOCL (Orient Overseas Container Line), Mitsui OSK Lines (MOL), United Arab Shipping Company, Nippon Yusen Kaisha, Hyundai Merchant Marine et l'israélien Zim, ont ajouté les sources.

L'exécutif européen soupçonne ces compagnies maritimes d'avoir coordonné illégalement leurs hausses tarifaires depuis 2009 par le biais d'annonces publiques sur leur prévisions en la matière sur leurs sites internet et dans des publications spécialisées.

Les compagnies ont proposé de publier leurs grilles tarifaires un mois avant leur entrée en vigueur, ont précisé les sources. Dans certains cas, ces grilles pourraient revenir à plafonner les prix.

La CE devrait solliciter les réactions de tierces parties cette semaine ou la suivante avant de décider si elle est satisfaite de cette proposition, ce qui l'amènerait, dans l'affirmative, à clore son enquête, ont encore dit les sources.

Si l'exécutif communautaire jugeait au contraire que ces compagnies ont agi dans l'illégalité, elles s'exposeraient à des amendes susceptibles d'atteindre 10% de leur chiffre d'affaires.

Ricardo Cardoso, porte-parole de l'exécutif européen, et Maersk se sont refusé à tout commentaire. CMA CGM n'a pas répondu aux sollicitations de commentaires dans l'immédiat. COSCO, China Shipping, Hyundai Merchant Marine, United Arab Shipping Company, Zim, Hapag Lloyd et Hamburg Sud n'avait aucun commentaire à faire dans l'immédiat. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand)