La Grèce souhaite que l'examen des réformes soit conclu vite

mardi 9 février 2016 12h59
 

ATHENES, 9 février (Reuters) - La Grèce et ses créanciers internationaux doivent conclure dès que possible l'évaluation des réformes engagées par Athènes dans le cadre de l'accord d'aide de juillet dernier, a déclaré mardi la porte-parole du gouvernement grec.

Les discussions entre Athènes et les représentants de l'Union européenne, du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et du Mécanisme européen de stabilité sur les progrès accomplis ces derniers mois en matière de réformes économiques et sociales ont été interrompues vendredi après quatre jours de réunions.

Les doutes portent notamment sur la réforme des retraites et les objectifs budgétaires sur lesquels s'est engagé le gouvernement.

Une évaluation positive est cruciale pour que la Grèce puisse continuer à recevoir des aides financières et éviter une nouvelle crise comparable à celle de l'an dernier, au cours de laquelle le pays a évité de peu une sortie forcée de la zone euro.

Athènes espère également qu'un feu vert des créanciers permettra d'engager des pourparlers sur l'allégement du fardeau de la dette, qui pourrait passer par un allongement des périodes de grâce et une baisse des taux d'intérêt des prêts à rembourser.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras s'attend à ce que le processus de "revue" des réformes reprenne la semaine prochaine et soit conclu avant la fin du mois.

"La position du gouvernement est que l'ensemble de la procédure doit être bouclé le plus rapidement possible car ni la Grèce ni l'Europe n'ont de temps à perdre", a dit Olga Gerovassili lors d'un point de presse.

"La balle est désormais dans le camp des créanciers et il faut qu'ils adoptent une attitude constructive."

Certains observateurs craignent que les projets de réforme d'Alexis Tsipras, dont la majorité à la Vouli, le Parlement grec, n'est que de trois sièges, se heurtent à des résistances fortes de la part de certaines catégories de la population, entre autres les avocats et les agriculteurs.   Suite...