BOURSE-ArcelorMittal reste sous pression, JPMorgan et ING doutent

mardi 9 février 2016 09h57
 

PARIS, 9 février (Reuters) - L'action ArcelorMittal reste sous pression mardi matin en Bourse, où le sidérurgiste accuse la plus forte baisse du CAC 40 alors que plusieurs analystes continuent d'avoir des doutes sur le groupe malgré le renforcement de son bilan avec une augmentation de capital de trois milliards de dollars.

A 09h52, le titre recule de 4,25% à 3,089 euros quand le CAC 40 cède 0,32%.

Lundi, l'action a déjà perdu 7,41% en réaction à la réduction par plusieurs analystes de leurs objectifs de cours après l'annonce vendredi de cette augmentation de capital.

"L'utilisation des capacités mondiales d'acier a chuté sous 70% et nous pensons que l'offre et la demande d'acier vont rester déséquilibrées en 2016, affectant les marchés clés d'ArcelorMittal même avec de possibles nouvelles mesures anti-dumping dans l'Union européenne et aux Etats-Unis (...)", commente dans une note ING.

Le courtier a abaissé son conseil sur la valeur d'"acheter" à "conserver" avec un objectif de cours réduit de 10,50 à 3,10 euros.

De son côté, JPMorgan a ramené sa recommandation sur le titre de "surpondérer" à "neutre" avec un objectif de cours passé de 5,90 à 2,70 euros malgré le renforcement du bilan du groupe qui va également recevoir un milliard de dollars environ de la cession d'une participation de 35% dans Gestamp, un spécialiste de l'acier pour l'automobile.

"Alors que le plan 'Action 2020' d'ArcelorMittal peut générer une croissance de l'Ebitda attrayante, le risque d'exécution et les doutes persistants autour de la liquidité dans un scénario pessimiste vont limiter tout rebond", juge le broker.

Plombée par la chute des cours des métaux et les craintes entourant la demande des pays émergents, la capitalisation boursière d'ArcelorMittal a fondu de 21,6 milliards d'euros début 2014 à 5,8 milliards d'euros.

Graphique comparant la capitalisation boursière d'ArcelorMittal et les prix du cuivre:

bit.ly/1moW22Y (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)