** LE POINT SUR LES MARCHÉS avant l'ouverture en Europe **

mardi 9 février 2016 07h59
 

PARIS/LONDRES, 9 février (Reuters) - Les Bourses européennes sont attendues sur une nouvelle baisse mardi à l'ouverture, après leur coup de tabac de la veille, les inquiétudes sur la croissance mondiale et la santé du secteur bancaire continuant à provoquer une ruée des investisseurs vers les valeurs refuge et les instruments de protection.

Dans ce contexte de forte aversion au risque, le rendement des obligations japonaises à long terme est tombé à zéro pour la première fois dans l'histoire, le yen a atteint un pic de 15 mois et l'or son plus haut niveau depuis juin.

D'après les premières indications disponibles, l'indice CAC 40 parisien pourrait encore perdre jusqu'à 0,4% à l'ouverture, le Dax à Francfort 0,8% et le FTSE à Londres 0,5%.

La Bourse de Tokyo a chuté de 5,40% mardi, à l'instar de l'ensemble des marchés la veille et en raison de la hausse du yen, qui se traitait en fin de séance autour de 114,70 pour un dollar, au plus haut depuis novembre 2014.

L'indice large MSCI Asie-Pacifique (hors Japon) perd 1,16% et aurait probablement perdu bien davantage si les Bourses de Singapour, Hong Kong et Shanghai et Shenzhen n'étaient pas fermées pour le Nouvel An chinois.

Wall Street a passé une mauvaise journée lundi, le contexte macroéconomique ayant affecté surtout les valeurs bancaires, comme en Europe, mais un rally en toute fin de séance des valeurs de l'énergie a permis de réduire les pertes. Le Dow Jones a finalement cédé 1,10%.

Lundi, les marchés européens sont tombés à leurs plus bas niveaux depuis l'automne 2014, en baisse de plus de 3% pour le CAC, le Dax et les indices paneuropéens et de 7,87%, à un creux de 25 ans, pour la Bourse d'Athènes.

Les bancaires ont mené la chute, l'indice sectoriel ayant perdu 6%.

Les CDS (credit default swaps), instruments de protection contre un éventuel défaut, ont atteint des pics de plus de deux ans et les rendements des pays du Sud de l'Europe ont fait un bond en avant. Les investisseurs craignent que la rentabilité des banques ne finissent par être affectée par la faiblesse des taux d'intérêt qui accompagne les politiques monétaires ultra-accomodantes.   Suite...